Lectures et digressions
Bonjour vous,
Avant tout, je tiens à remercier chaleureusement ma mère, mon père, mon agent qui ont toujours cru en moi et sans qui rien n'aurait été possible, celles et ceux qui, par de petits messages trop choupinous, se sont inquiétés de mon silence ces derniers temps.
Tout ceci prouve que le monde impitoyable de la netterie fait naître aussi des relations particulières, des liens "amicaux", et c'est, c'est à la fois très étrange et très beau.
Pour vous répondre et calmer vos inquiétudes donc ... Non, rassurez vous :
- Je ne suis pas passée dans une faille spatio-temporelle où Internet n'existerait plus.
- Je n'ai également pas été enlevée par des bonhomme verts qui se livreraient à des expériences scientifiques douteuses sur mon corps (de rêve, l'ai-je déjà précisé?).
- Je n'ai pas non plus trouvé le travail de mes rêves, tellement passionnant qu'il accaparerait tout mon temps et que je n'aurais plus une minute à moi.
- Je n'ai pas non plus gagné à EuroMillions et ne suis pas en train de siroter des Sex on The Beach à Punta Cana.
Je suis tout simplement incapable d'écrire quoi que ce soit de drôle et/ou intelligent en ce moment (mais CET a-t-il déjà été réellement intelligent, je vous le demande?). Alors avant de retrouver ma plume et mon cynisme, je vous propose un petit tour d'horizon traditionnel des lectures du mois écoulé ... Mois qui ne s'avère pas très culturel. M'enfin, c'est toujours mieux que rien ...
Alors, alors, dans mon panier, je vous propose ce mois-ci :
Extrêmement Fort et Incroyablement Près de Jonathan Safran Foer
Résumé : Oskar Schell a neuf ans. Il est : inventeur, entomologiste amateur, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome amateur, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York où il pénétrera les vies d'inconnus et découvrira l'histoire de sa famille. Dans le sillon de ce gamin surdoué, ultrasensible et d'une inventivité presque maladive, se dévoile une ville qui, un an après les attentats contre les Twin Towers, panse ses plaies et recèle bien des trésors.
L'avis de CET : Attention coup de coeur ! Ce livre est un véritable OVNI. Tant au niveau du fond mais également de la forme. Le récit d'Oscar est entrecoupé de photos, de pages avec seulement quelques mots, de corrections en rouge, de lettres que l'on ne comprend pas immédiatement... Ouvrir ce livre c'est entrer dans un journal intime, dans un univers à part : celui d'Oskar. Tout au long de sa quête initiatique, on le suit, on le découvre, on s'attache à ce petit personnage hors du commun qui nous fait tour à tour rire et pleurer. Et puis, il y a cette fin, les toutes dernières pages ... Je n'en dirai pas plus... mais rarement une fin de livre ne m'avait émue comme ça. Bref, foncez !
PS : par contre, le film qui est sorti au cinéma la semaine dernière, c'est plutôt Extrêmement Long et Incroyablement Chiant, si tu vois ce que je veux dire... ça m'a collé des fucking semelles de plomb. Tu peux t'en passer.
Le Cosmonaute de Philippe Jaenada
Résumé : Quand Hector a rencontré Pimprenelle, elle était " la femme la plus légère de la création, une fille irrésistible et seule ". Célibataire endurci, dragueur compulsif, pilier de comptoir, piéton de Paris aux activités souvent floues, tantôt détective, tantôt pigiste travaillant la nuit pour la presse " people ", Hector accepte de changer de vie par amour. Comme dans un conte moderne, ils emménagent ensemble, ils ne cessent plus de faire l'amour, ils ont un enfant, Oscar. Mais c'est une autre femme, une Pimprenelle maniaque jusqu'à l'obsession, une psychopathe du rangement et de l'autorité qu'Hector retrouve, telle une Gorgone, en face de lui. Au-delà de la querelle de couple, de l'affrontement sur le ring du quotidien, ce qui retient le lecteur, dans le roman le plus maîtrisé de Philippe Jaenada, c'est ce comique désespéré, cet humour sombre, nerveux, fantasque, tout en digressions, en incises.
L'avis de CET : Vous en rappelez peut être mais, depuis que je l'ai découvert en début d'année, Philippe Jaenada ma nouvelle idole. L'homme de mes rêves (à égalité avec Dexter Morgan et Javier Bardem).
Quand je serai grande, je voudrais être un savant mélange entre lui et Delphine de Vigan. (Ouais, c'est bizarre, mais je suis un peu bizarre). Bref, ce livre est tout simplement hilarant ... Il m'a coûté un fou rire incontrôlable dans le train. Mes compagnons de wagon se lançaient des regards inquiets face à cette réaction quasi-hystérique, ce qui me faisait encore plus rire. (pourtant, j'étais à jeun).
La première partie de ce livre, où Hector raconte la grossesse et l'accouchement de sa compagne est à mourir de rire. La seconde partie, beaucoup grave, est plus centré sur l'évolution et la tournure tragique de ce couple. L'ensemble, avec le style unique de Jaenada, les digressions, les parenthèses ... et l'humour bien sur, est parfait. Je vous le conseille !
Le magasin des suicides de Jean Teulé
Résumé : "Vous avez raté votre vie ? Avec nous vous réussirez votre mort !" Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.
L'avis de CET : Petit livre sympatoche qui se lit vite fait, bien fait (une sortie de quickie littéraire). Très sympa dans le côté humour noir et cynisme. Jean Teulé s'autorise à prendre deux sujets qui restent tabous dans notre société (la Mort et le Suicide) et à travers l'histoire de cette famille aux faux airs de famille Adams, il réussit à en faire un livre drôle, sans aucun côté morbide ou malsain... Une découverte sympathique, donc, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Quand souffle le vent du Nord de Daniel Glattauer
Résumé : Un message anodin peut-il bouleverser votre vie ? Leo Leike reçoit par erreur un mail d'une inconnue, Emmi Rothner. Poliment, il le lui signale. Elle s'excuse et, peu à peu, un dialogue s'engage, une relation se noue. Au fil des mails, ils éprouvent l'un pour l'autre un intérêt grandissant. Emmi est mariée, Leo se remet à grand peine d'un chagrin d'amour. De plus en plus attirés l'un par l'autre, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre...
L'avis de CET : Lu et relu. Je ne sais plus qui d'entre vous m'avait demandé un jour un conseil sur un livre romantico-moderne et fleurerait bon l'amour. Je viens de le relire, encore, et je ne vais pas me relancer dans une critique vu que je l'avais déjà fait ici, mais ce livre est parfait pour celles et ceux qui veulent une petite dose de miel et de romantisme (sans sexe mais avec de l'humour. Bien aussi)
Et toi, ça va ?
Tu deviens quoi ?
Tu les as lu ?
Tu lis quoi ?
T'as vu il fait beau en ce moment ?
Tu ne trouves pas que l'essence est affreusement chère ?
PS : j'ai un retard monstre niveau lecture et commentaires de vos blogs, mais je tente de me rattraper très bientôt c'est promis (ne me haïssez pas).
Vivre de son blog
Je crois l'avoir dit environ 318 fois mais j'adore la presse féminine.
Chaque mois, c'est un enchantement.
Dès le 2 du mois, je commence à exercer une pression psychologique discrète mais intense sur mon marchand de journaux pour savoir s'il a reçu mes bibles. Je crois qu'il a repéré mon petit manège et sourit bêtement chaque fois que je rentre dans sa boutique en quête de futilités... Parfois, il fait même des réflexions sur le contenu : "Sexe - Ce que j'ai fait de plus fou". Huhuhuhu (il rit bizarrement). Le tout accompagné d'un petit clin d'oeil lubrique.
Je devrais le mépriser mais en fait non. Un jour, il m'a dit que j'étais son rayon de soleil alors je l'aime bien. (Je crois qu'il veut me péchô)
Donc ! Ce mois-ci dans le nouveau BIBA, quelque part entre les témoignages d'expérience les plus fous avec un vibro et des conseils pour faire payer un radin, BIBA nous donne quelques conseils pour ... vivre de son blog.
Parce que oui, être blogueuse, c'est "in". Toi et moi, copine, on est trop à la pointe de la tendance.
Mais si avoir un blog, c'est bien... en vivre, c'est mieux.
Et pour cela, il faut SORTIR DU LOT.
Avoir le blog le plus cool de l'échelle du cool.
Oui mais comment faire ma bonne dame, je vous le demande !
La réponse en 7 points :
1. Avoir du contenu pertinent
Ok, entre la turista, Jean-Pôle, mes expériences de prostipute, ou de mauvaise haleine, et SURTOUT, ma spécialité, les messages qui ne servent à rien, je suis au top du contenu PERTINENT.
Ne me remercie pas, ça me fait plaisir.
2. Poster régulièrement
Une fois pas semaine, moi j'appelle ça régulier. Ok, next !
3. Ajouter de la vidéo
Ah, ça je fais pas mais je peux éventuellement y remédier. J'envisage soit une imitation de coeur de Pirate soit une recette de muffin raté en vidéo. Je vais y réfléchir.
4. Travailler tous les réseaux sociaux
ok, c'est bon, je fais du LiveTweet devant l'Amour est dans le pré, je facebook, j'Hellocotonise ... Je suis au top du geek. Next !
5. Postuler à des concours : genre Golden Blog Award
Je suis inscrite que le concours Cosmo avec la somme pharaonique de O votants.
6. Rejoindre les plateformes communautaires qui relayent nos écrits (Ykone, Glammedia, blog Appétit)
Connais pas, mais Blog Appétit ça me parle ça. Je suis à 2 doigts d'ouvrir un blog cuisine.
7. Et quand on atteint des stats de folie , on démarche pour s'inscrire gratuitement dans une régie pub ...
(3 visiteurs / jour, c'est ok niveau folie? - je fonce)
"Chère régie publicitaire, je suis une blogueuse belle, gentille et très sympa (Surtout belle)
J'aime pas trop les gens mais ils me le rendent bien.
Par contre, j'aime mes lecteurs et lectrices d'amour et j'adore les couvrir de cadeaux super-géniaux genre un livre.
Peux-tu s'il te plaît me mettre en relation avec des marques trop coules genre Zadig&Voltaire (et non Zadig de Voltaire), Victoria's Secret, et Ladurée pour prostituer mon blog ?
Je pourrai ainsi faire croire au monde que j'organise des concours de ouf sur la blogosphère alors que je me pavanerai chez moi en dessous affriolants, un macaron au caramel à la main, tout en regardant mon compte en banque se remplir et en méprisant le monde.
Comme je sais qu'avoir du contenu PERTINENT est la base de tout, je te promets de poster de temps en temps, un article très intéressant sur l'acné de la trentaine et les mycoses (requête Google n°1).
Merci.
Bisous"
Voilà voilà, je suis au top.
J'attends le blé.
Et toi, ça te dit de faire partie des 5% des blogueuses qui gagent entre 1000 et 5000€ par mois ?
C'est quoi ton plan d'attaque ?
Lectures de janvier
Normalement, qui dit mois écoulé dit non seulement rétrospective en images mais également rétrospective littéraire. Aussi, même si je suis clairement un peu à la bourre, je vous propose aujourd'hui un petit passage en revue des bouquins qui sont passés sur ma table de chevet en janvier :
Un jour de David Nicholls
Résumé : Comédie de moeurs, tableau social de l'Angleterre des vingt dernières années, mais surtout sublime histoire d'amour, "Un jour" est le livre qui a fait chavirer l'Europe tout entière. Superbement construit, un roman drôle et lucide sur l'amitié, le passage à l'âge adulte, les occasions manquées, les illusions perdues. Lui, Dexter, issu d'un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant. Elle, Emma, d'origine modeste, charmante qui s'ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions. Nous sommes le 15 juillet 1988. Margaret Thatcher est au pouvoir, la new wave bat son plein, Dexter et Emma viennent de passer une nuit ensemble. Ces deux-là ne le savent pas encore mais ils ont vécu un coup de foudre. D'année en année, Dexter et Emma vont se chercher, se perdre, s'aimer, se détester, se séparer, et finir par comprendre qu'ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils sont ensemble. Nous sommes le 15 juillet 2004. Tony Blair est Premier ministre, Robbie Williams cartonne et la vie, la vie qui va, réserve encore bien des surprises...
Mon avis : J'ai connu "Un jour" par l'intermédiaire de Mydiscoveries qui ne tarissait pas d'éloges sur ce roman. Aussi, je m'y suis plongée quasiment les yeux fermés et je l'ai dévoré avec avidité. Ce roman est très bien écrit, se lit facilement, l'histoire est très touchante et on retrouve toute la british-touch au niveau des dialogues plein d'humour qui font souvent mouche. J'ai trouvé assez originale la manière de traiter le roman (chaque chapitre se passe un 15 juillet): on suit donc les deux personnages dans la durée et dans leurs évolutions.
Toutefois, je me permets d'y apporter une petite nuance : N'ayant lue que des critiques ultras-positives, je m'attendais vraiment à l'histoire d'amour du siècle qui ferait palpiter mon petit coeur de pierre et détrônerait Jack & Rose dans Titanic (oui, mes goûts cinématographiques sont parfois douteux). "Un jour" est une très belle histoire certes, mais je n'ai pas été chavirée. Cela dit, on a de l'amitié, du drame, du comique, du tragique, du miel, tous les ingrédients sont là pour passer quand même un très beau moment. (Après le livre, j'ai regardé le film dans la foulée. Euh, comment dire ? Tu peux t'en passer. Sauf si tu as des problèmes d'insomnies)
Pour celles et ceux qui l'attendaient avec impatience, Un jour vient de sortir en format poche aux éditions 10-18.
Avant d'aller dormir de S.J Watson
Résumé : A la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est aujourd’hui affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.
Mon avis : Je ne m'aventure que rarement dans le monde du roman policier car je suis très souvent déçue. Le dernier lu était une vaste daube qui mérite à peine d'être citée ("Du bois pour les cercueils" de Claude Ragon.) Quand je pense que ce livre, dont le style d'écriture s'apparente à une rédaction niveau 4ème et dont l'intrigue est aussi palpitante qu'un (mauvais) épisode de Derrick, a obtenu le Prix du Quai des Orfrèvres 2011, j'ai envie de dire "Quel est le feuque?". Ca m'a plus fouttu les chocottes que le bouquin.
Bref, revenons en Avant d'aller dormir qui pour une fois sort un peu du lot. On est effectivement très rapidement pris dans l'ambiance, on s'attache à l'héroïne, on se demande assez souvent "Mais pourquoi du comment qu'est ce?", les pages se tournent sans qu'on s'en rendent compte... Même si le suspense n'est pas vraiment à couper le souffle, l'intrigue est prenante et on a qu'une envie : savoir la suite. Au final, même si on devine la fin bien avant le dénouement (et ce n'est pas parce que je suis très perspicace, je vous l'assure), on tient là un livre qui vaut le détour.
Jours sans Faim de Delphine de Vigan
Résumé : « Cela s'était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu'elle s'en rende vraiment compte. Sans qu'elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s'asseoir. En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l'insomnie qui accompagne la faim qu'on ne sait plus reconnaître. Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu'elle était arrivée au bout et qu'il fallait choisir entre vivre et mourir. »
Mon avis : Les nouveaux lecteurs de CET ne le savent sans doute pas mais je voue un culte sans nom à Delphine De Vigan, qui pour moi est l'incarnation de ce que je voudrais être quand je serai plus grande. J'ai lu tous ces romans et les ai tous adoré. Il ne me restait plus qu'à découvrir celui-ci, qui en fait le premier qu'elle a écrit.
Dans un style que l'on pourrait qualifier d'autofiction, l'auteur raconte l'hospitalisation de Laure, une jeune anorexique, et son combat acharné contre cette maladie sournoise, contre la nourriture, ses mois entre la vie et la mort...
Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, car on retrouve bien le style De Vigan mais c'est une histoire qui m'a moins touchée que les autres. Ce n'est donc pas mon De Vigan préféré mais il reste quand même un moment très touchant et bouleversant, tout en simplicité et retenue.
La vie à deux de Dorothy Parker
Résumé : Célébrée pour son humour et son extraordinaire sens de l'observation, Dorothy Parker a laissé une oeuvre dans laquelle les petits ratés de la vie de couple prennent souvent l'allure d'une comédie désopilante. Qu'il s'agisse de cette amoureuse, tremblante à côté d'un téléphone qui ne sonnera pas ou de cette ex-reine de beauté qui cherche à prolonger ses illusions par un whisky sans glace, chacun des personnages de ce recueil de nouvelles devient attachant parce qu'il nous ressemble. Pour reprendre le mot d'Edmund Wilson, les écrits de Dorothy Parker nous renvoient l'écho d'une voix à nulle autre semblable. Ecoutons-la nous parler de nous.
Mon avis : Intriguée depuis longtemps par Dorothy Parker, fortement appréciée et conseillée par Papillote, j'ai découvert avec plaisir La vie a deux, une série de nouvelles autour de la vie de couple. Toujours très drôles et très vraies (ma préférée reste celle de l'amoureuse qui attend désespérément le coup de fil de son amant), ces petites histoires très différentes les unes des autres, s'enchainent avec plaisir. Je ne suis généralement pas très friande des nouvelles (j'ai toujours du mal à m'attacher des personnages dans une histoire d'une dizaine de pages) mais force est de constater que Dorothy Parker a su quand même me séduire, surtout par sa capacité à saisir les petits détails à la fois affligeants et amusants. Idéal donc pour tous ceux qui ont du mal à lire, et qui sont adeptes d'un petit chapitre avant de dormir.
Et toi, tu les as lu ?
T'as lu quoi dernièrement ?
"Aujourd'hui, je t'aime" (chronique avec du miel inside)
NDLR : La rédaction de Ladies Room m'a envoyé « Aujourd’hui, je t’aime », un livret interactif des éditions Hugo & Cie afin d'en faire une chronique. Aussi, vous pouvez retrouver ce merveilleux article aujourd'hui en une sur Le quotidien des filles à la page .
Si cette salope de Dame Nature a été généreuse et a fait de toi une Lady en bonne et due forme, elle n’aura pas oublié de te doter d’un gêne qui s’avère parfois pratique : le gène du romantisme.
Dans ce cas, l’information suivante ne t’aura pas échappée : le 14 février approche. Et qui dit 14 février dit … ?
Et oui, Saint Valentin, Cupidon et autres petits anges sournois prêts à te dégommer à coup de flèche en plein cœur à chaque coin de rue.
A peine le temps d’oublier le gros barbu et ses petits lutins que les vitrines vont se parer de rose et de guimauve, les radios diffuseront du James Blunt jusqu’à en vomir, et Picard ne manquera pas de ressortir ses amuses-bouches en forme de cœur.
Choupi.
Plusieurs cas de figure se présentent :
- Tu es célibataire et fière de l’être : dans ce cas, tu te cognes de la Saint Valentin comme de ton premier soutif et cette soirée sera l’occasion de bitcher entre copines.
- Tu es seule et désespérée : tu cultives une haine hargneuse envers tout ce qui s’apparente à un couple (ta chanson préférée est «J’aime pas l’Amour» d’Olivia Ruiz ou «Mon Coeur, Mon Amour» d’Anaïs) et ton film culte est Bridget Jones, of course. Ma solution : tu peux noyer ta solitude dans la Haagen Dazs. Je te conseille celle au caramel spéculoos qui pourrait éventuellement être considérée comme un sex-toy tant elle est orgasmique (mais ce n’est pas le propos aujourd’hui)
- Tu es en couple depuis peu : la vie n’est que féerie, étoiles dans les yeux et picotis dans le ventre. Vous êtes englués dans le miel (attention toutefois aux allergies au pollen) et le week-end, vous faites des ballades à dos de licorne sur des arcs-en-ciel. Pour cette fête que vous attendez tous les deux avec impatience et qui sera l’apogée de votre amour, tu regorges d’idées dégoulinantes à offrir à ton bien-aimé comme par exemple un porte-clés en forme de cœur qui se sépare en 2 (inscription ForEver obligatoire) ou un ours en peluche Me to You… (la suite peut néanmoins t’intéresser)
- Tu es en couple depuis plusieurs années, années qui ont eu raison de ton romantisme, tu as épuisé toutes les idées cadeau et à part un bon pour une heure de sexe tantrique, tu ne sais pas vraiment ce que tu pourrais offrir à l’objet de ton affection.
Tu es donc à la recherche du cadeau idéal, à la fois original, rigolo et personnalisé. Un moyen de faire passer des messages touchants (autres que «chéri, si tu pouvais éviter d’envoyer tes chaussettes en boule sous le lit ça m’arrangerait – oui ceci est une panière à linge sale» ou «non FIFA12 sur PlayStation ne m’intéresse PAS») : «Aujourd’hui je t’aime» est fait pour toi.
« « Aujourd’hui, je t’aime » ? Erk. Mais ça pue le miel tout ça ! » me diras-tu.
Certes, c’est mielleux. Mais pas que.
Le principe est simple : il s’agit d’un petit livret à compléter et à personnaliser. Certaines pages sont à remplir avant l’offrande et d’autres seront à remplir ensemble. Petite sélection de votre future besogne :
- Répondre au « quizz des premières fois » : encore faut-il que tu n’aies pas un Alzheimer précoce sur tout ce qui concerne les moments clés de votre couple (naaaan, pas moi mais je connais des filles à qui ça arrive)
- Prouver que tu le connais bien en établissant son portrait chinois et des portraits robots, et mentionner ses goûts (culinaires, culturels, sportifs…)
- Cocher sur une silhouette les parties de lui que tu préfères embrasser.
- Lister les choses que vous n’avez pas encore faite ensemble et qu’il vous reste à faire ou celle que vous avez déjà faites et qu’il faut absolument refaire
- Une carte de France et du monde avec les lieux où vous êtes allés ensemble
- Choisir ce que tu préfères le voir porter (peut-être est-ce le moment de mentionner cette chemise particulièrement immonde ?)
- Des jeux : « le premier qui raccroche », le « love labyrinthe », le « tarot de notre amour », ou encore le « scrabble amoureux ».
Au final, « Aujourd’hui je t’aime » s’avère être une chouette idée Saint Valentin, originale et ludique qui vous offrira une bonne partie de LOL en perspective.
MAIS, mon esprit à la fois critique et lubrique me fait dire qu’il manque tout de même quelque chose pour que le cadeau soit parfait : quelques pages un peu coquines pour pimenter un peu la chose et faire monter la température.
Car ne nous mentons pas : Le sexe est à la Saint-valentin, ce que l’apéro est au samedi soir : indispensable.
Dommage donc mais peut être est-ce l’occasion de laisser parler votre imagination et de rajouter des messages subliminaux tout au long du carnet ? Ou y glisser ce fameux bon pour une heure de sexe tantrique… Pas si bête finalement !
Pour celles ou ceux que ça intéresse, vous pouvez commander par là.
Et toi, tu es dans quel cas de figure ?
Seule ou accompagnée ? romantique ou pas romantique ?
***Attention teasing****
Après la chronique avec du miel inside, je serai de retour lundi.
On reparlera Saint Valentin, mais cette fois pour une chronique avec du sexe inside. Oui, oui tu as bien lu : lundi, ce sera la fête du slip sur CET, y'aura même du cadal à gagner. Grrrrrr. Caliente.
Bon week-end !
Lectures de Décembre
Alors que je viens tout juste de regagner un lecteur masculin qui avait fui à une époque de surabondance littéraire, je poste un message sur mes dernières lectures.
Non pas que je cherche à le faire fuir mais j'aime jouer avec le feu.
(Tu peux revenir après Yemmip, promis).
L'heure est donc venue de faire un petit bilan lecture du mois de décembre. Un mois peu dense en lectures rapport que j'ai pas mal traîné avec le Murakami et que j'étais bien trop occupée à procrastiner.
1Q84 - Tome 1 (Avril à juin ) d'Haruki Murakami
Un livre reçu gracieusement dans le cadre du match littéraire organisé par Price Minister en septembre, et qui pour la petite histoire ne m'est parvenu que début décembre (par ma faute d'abord, puis par celle de la Poste - On critique un peu la Poste ? non ? bon ok.)
1Q84 donc... La quatrième de couverture commence comme ça : "Le passé - tel qu'il était peut être - fait surgir sur le miroir l'ombre d'un présent - différent de ce qu'il fut ?" Un évènement éditorial sans précédent. Une oeuvre hypnotique et troublante. Un roman d'aventures. Une histoire d'amour. Deux être unis par un pacte secret. Dans le monde bien réel de 1984 et dans celui dangereusement séduisant de 1Q84 va se nouer le destin de Tengo et d'Aomamé ...
Ce roman alterne à chaque chapitre, l'histoire d'Aomamé et Tengo qui n'ont à première vue, rien à voir l'un avec l'autre, si ce n'est le même âge (29 ans). La première est une tueuse à gages qui trucide sans état d’âme les responsables de violences conjugales. Professeur de mathématiques, le second est un apprenti romancier appelé à réécrire un récit imparfait. Pendant de nombreuses pages, on se demande où Murakami veut nous emmener. Le roman traite des thèmes variés : la religion, des liens familiaux, de la violence, du meurtre, du sexe, de l’Histoire et de l’écriture, il sonde les méandres de la société japonaise, dénonce notre souci de raison et la prétention des récits traditionnels à imposer un ordre logique au réel. Le deuxième tome est sorti en même temps que le premier et le dernier opus est prévu pour 2012.
N'étant ni fan des romans en plusieurs tomes, ni du côté fantastique, j'étais à première vue peu receptive à ce roman. C'est pourtant une bonne surprise. Malgré quelques longeurs, détails inutiles et une intrigue qui peine à démarrer, j'ai pris plaisir à suivre cette histoire, qui en effet bouleverse la logique de pensée traditionnelle.
Une découverte intéressante donc mais qui me laisse un avis mitigé. Sans être déçue, ce roman ne me laisse pas une envie furieuse de lire la suite. Je le ferai sans doute, pour ne pas laisser cette histoire intrigante le bec dans l'eau mais sans impatience fiévreuse.
En tout cas, un grand merci à Remi de PriceMinister, pour sa patience, son humour, et sa persévérance qui m'ont permis de découvrir ce roman ! (résultats du match littéraire ici)
Hygiène de l'assassin d'Amélie Nothomb
Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n’a plus que deux mois à vivre. Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l’écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu. Si ce roman est presque entièrement dialogué, c’est qu’aucune forme ne s’apparente autant à la torture. Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l’interrogatoire, à un duel sans merci où se dessine alors un homme différent, en proie aux secrets les plus sombres.
Contrairement à 1Q84, j'ai dévoré ce roman en 24h. Ne connaissant Amelie Nothomb qu'avec Stupeur et Tremblements et Tuer le Père que j'avais peu apprécié, j'étais un peu septique sur ce roman. La surprise n'en fut que meilleure. Ce roman (qui est le tout premier de l'auteur) est une petite pépite que je vous conseille. Les dialogues (quasi totalité de l'oeuvre) y sont excellents, la joute verbale de haut niveau, cruelle, cynique et acharnée.
Un petit coup de coeur de fin d'année donc.
Le Chameau Sauvage de Philippe Jaenada
" Un jour, ce n'est rien mais je le raconte tout de même, un jour d'hiver, je me suis mis en tête de réparer le radiateur de ma salle de bains (...). Je ne sais pas ce qui m'est passé sous le crâne ce jour-là, je me suis cru l'un de ces magiciens de la vie pour qui tout est facile. Il faut dire que jamais encore je n'avais été confronté à de réels obstacles, (...) alors naturellement, j'étais naïf. "
Halvard Sanz est un gentil garçon. Signe particulier : doué pour les catastrophes en série. Il y a des gens qui n'ont pas de chance mais qui, genoux à terre, toujours se relèvent. Halvard est de ceux-là. Quête initiatique, roman picaresque, amour allégorique, loufoques aventures servies par une verve intarissable... Mais le chameau sauvage, dans tout ça ? Quand vous en connaîtrez le principe, comme Halvard, vous verrez la vie différemment.
Je n'ai pas encore entièrement terminé ce roman, qui l'air de rien est très dense, mais je suis d'ores et déjà fan absolue de Philippe Jaenada. Un auteur au style inimitable, qui manie l'humour et l'art de la parenthèse comme personne. Quel style, mais quel style. J'ai rarement autant ri en lisant. J'ai d'ailleurs mis au point une sorte de gloussement intérieur pour que les gens me prennent pas pour une pour une totale demeurée mais la technique s'avère souvent peu efficace. Je me retrouve donc souvent à rire aux éclats ce qui est très rare pour un roman. J'aurai voulu vous faire partager des passages entiers, mais ça risque d'être lourdo, donc je vous renvoie là où vous pouvez lire des extraits. Le paragraphe n°3 sur les photos des amoureux et le numéro 4 sur les conseils pour paraître à l'aise dans un ascenseur sont à tomber.
Bref, j'adore, j'adhère, je conseille!
Voilà, sinon, j'ai aussi lu Fragments et Aphorismes de Nietzsche, qui réunit de courts extraits de ses principales oeuvres. Une sorte d'introduction à la philosophie que j'ai adoré aussi, mais j'ai pas encore le culot de venir faire une critique de Nietzsche. J'ai été blonde autrefois et cela laisse des traces indélébiles, ne l'oubliez pas.
La prochaine fois, je vous parlerai entre autres de : "Un jour" de David Nichols (que Papa noel avait dans sa hotte) et de "La vie à deux" de Dorothy Parker.
A toi maintenant : tu les as lu ?
Tu lis quoi en ce moment ?
Une histoire de liste(s) *cadeau à gagner inside
J'avais en tête de faire un billet avec ma wish-list de Nowel mais en fait je me rends compte qu'à part la paix dans le monde, l'amour de son prochain et la solidarité des peuples, je ne veux rien.
Oui je sais... Appelle moi Gandhi.
Du coup, plutôt que de parler futilités, je vous propose un petit billet égocentrique et vais vous faire une liste de trucs qui ne servent à rien et que je fais quand je n'ai rien à dire.
Car ne rien avoir à dire m'a rarement empêché de parler (et ce n'est pas Sogirl qui vous dira le contraire)
Allez, c'est parti pour THE list ... et après, comme c'est Nowel et tout et tout, tu auras une surprise-de-ouf à la fin de ce post !
*teasing*
Liste des trucs qui me passent par la tête là maintenant tout de suite :
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J'aurais voulu acheter plein plein plein de cadeaux aux gens que j'aime (oui, j'ai un coeur) mais ce connard de Jean-Pôle a décidé que je serais pauvre à jamais
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J'aurais bien aimé acheter ce petit haut de chez Mango qui m'aurait à coup sûr transformé en reine de la nuit pour les fêtes mais encore une fois, Jean-Pôle quoi
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Je suis en régime pré-fêtes. Ce régime inclue une dose non négligeable de soupes diverses et variées, de légumes vapeur arrosés de sauce soja, et de blanc de poulet. J'ai également banni l'alcool à regret
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Ce régime autorise néanmoins quelques papillotes Révillon, mais c'est pas pour le chocolat, c'est pour les citations. Excuse moi d'être cultivée
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Je me pèse environ 3 fois par jour et c'est un peu casse-pieds de voir que l'aiguille n'a pas décollé d'un demi-millimètre vers la gauche. Alors, je pense que ma balance est en panne
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J'aurais voulu aller courir. Malheureusement, la tempête m'en empêche
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J'ai un vélo élliptique mais ce n'est pas DU TOUT pareil
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Sinon, niveau recherche d'emploi, tout va bien merci
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L'autre fois, j'ai passé la journée en pyjama, c'était le kif
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Je me suis habillée uniquement quand l'homme est rentré parce que j'avais quand mêmeun peu honte
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J'ai regardé "les 12 coups de midi" à la télé et là, j'ai eu vraiment honte. Dieu merci, personne ne le sait
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Après 19 cadeaux de toutes tailles et de toutes formes emballés, je crois pouvoir dire que je maîtrise la chose. Même si j'ai fini avec du scotch dans les cheveux, tout en maintenant l'objet entre mes pieds pendant que je pliais le papier
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Sur la blogo, c'est la mode de dire si on aime ou pas Noël. Alors, je vous le dis: moi j'aime bien Noël
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Pourquoi ? Parce que j'aime l'odeur du sapin, j'aime les guirlandes qui clignottent, j'aime les petits angelots pendus, j'aime les paquets posés au pied de l'arbre, j'aime le saumon fumé et le vin blanc, j'aime les chocolats, j'aime les rires qui s'élèvent un peu partout dans la maison, j'aime quand Tonton raconte pour la 23ème fois la même blague et qu'on rit uniquement pour lui faire plaisir, j'aime ce petit bout de temps partagé, j'aime la sensation de faire partie d'un ensemble, j'aime penser que la vie est fragile et qu'il faut en profiter
Bien ... Trêve de nombrilisme, c'est le moment de la surprise !
Comme je suis une fille belle, douce, gentille, attentionnée, et surtout qui aime ses lecteurs et lectrices, j'ai décidé d'offrir un cadeau de Noël à l'un ou l'une d'entre vous.
Attention, c'est pas le cadeau du siècle hein. T'as cru que j'étais une blogueuse influente à qui on offrait des trucs ? Que dalle. J'ai raqué pour t'offrir ce modeste présent.
Il s'agit du livre de Stéphane Ribeiro "Le livre de mes listes" (en photo)
Le principe est simple mais néanmoins original : à chaque page, l'auteur nous propose de prendre la plume et d'établir une liste.
Cela va de la liste de mes péchés mignons (il n'y a malheureusement qu'une page), à la liste des sports que j'ai ou que j'aimerai pratiquer (lol), en passant par les pires cadeaux qu'on m'ait fait (tu pourras marquer ce livre si tu veux), les expressions favorites de ma mère, des trucs qui me coupent toute envie de faire l'amour, des signes que je vais passer une mauvaise soirée, la liste des mots que je ne sais pas écrire (ex : rhododendron, Haagen Dazs) ou encore la liste des personnes que j'ai dragué sans succès autrement appelée liste de mes plus beaux râteaux.
Bref, des listes il y en a pléthore.
J'ai trouvé ça marrant et comme j'aime les livres, les listes et toi public, j'ai décidé de te le faire gagner.
Alors, bien évidemment c'est mieux si tu aimes écrire et si tu aimes les listes. Mais si tu veux jouer pour l'offrir à ta cousine pour Nowel, tu peux aussi.
Pour jouer, rien de plus simple, il suffit de me laisser un commentaire avant le Mercredi 21 décembre minuit en me disant que tu souhaites participer et un tirage au sort de ma main innocente sera effectué Jeudi 22.
Ca te va ? Allez, lâche tes com'!
PS : je pique l'idée à mes copines AnnCha et Clem : ceux qui me suivent sur Hellocoton ou qui aiment la page Facebook de Chroniques et Tribulations auront une chance supplémentaire !
PS 2 : chez ma keupine Mylittlediscoveries, y'a du cadal en pagaille à gagner aussi. N'hésite pas à y faire un tour !
Lectures de Novembre
Je sais, je sais... Vous aimez mieux quand ça parle de turista, de ma nuit de cougar dans le Sahara, de mon après-midi de péripatéticienne ou encore de Gisèle la dominatrice.
Mais, mais mais, trois fois mais, ça doit bien faire au moins ... pffff tout ça ... que je n'ai pas fait d'articles "Lecture".
Alors, une fois n'est pas coutume aujourd'hui sera culturel avec non pas 1 mais 5 livres à découvrir au coin du feu.
Tu n'as pas de cheminée ? Imagine! ça sert à ça la lecture !
Commençons tout de suite par le it-book du moment :
La couleur des Sentiments de Kathryn Stockett
Résumé : Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.
Mon avis : J'ai aimé ! On a lu beaucoup de choses sur la blogo à propos de ce livre donc difficile de faire dans la critique originale, mais comme je n'ai aucune personnalité, je confirme que c'est un très beau roman. Beaucoup plus que le film qui forcément ne peut pas rentrer dans les détails et traiter la psychologie des personnages de manière approfondie. C'est un livre touchant, parfois même poignant (personnellement, la scène de la fausse couche m'a glacé le sang). Les personnages, tout comme les liens qui les unissent, sont décrits avec beaucoup de justesse et sont extrêmement attachants.
Bref, à commander au Papa Noel et à lire vite vite.
Tuer le père d'Amélie Nothomb
Résumé : "Allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un joueur"
Mon avis : Un petit livre qui se lit extrêmement vite. Comptez 2-3h.
Ce qui pour ma part me laisse toujours un arrière-goût étrange. On a à peine le temps de rentrer vraiment dans l'histoire, de s'impregner de l'ambiance et de bien comprendre les personnages que le bouquin est déjà fini. Amélie Nothomb nous raconte l'histoire de Joe, un jeune garçon passionné de magie qui s'enfuit de chez lui et qui trouve en Norman, son mentor... Le jeune garçon trouve refuge chez Norman et Christina, qui bien malgré eux, vont devenir les "parents" du jeune garçon. C'est l'histoire d'un conflit paternel, complexe d'oedipe à la sauce Nothomb. Dire que je n'ai pas aimé serait exagéré mais dire l'inverse serait mentir. Donc, mon sentiment est quelque part entre les deux. Flottant.
Papa Noel peut s'abstenir.
La délicatesse de David Foenkinos
Résumé : 'Il passait par là, elle l'avait embrassé sans réfléchir. Maintenant, elle se demande si elle a bien fait. C'est l'histoire d'une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise.
Mon avis : Je l'avais déjà lu une fois cet été et j'en avais gardé une impression mitigée. Vu les critiques dithyrambiques entendues par-ci par-là, je me suis dit que j'étais sans doute passée à côté.
Mais non.
J'ai adoré le style d'écriture de Foenkinos. Le livre est truffé de petites phrases amusantes et de tournures très drôles. L'histoire est touchante, pourtant ... pourtant je trouve que le rythme s'essoufle au milieu du livre et l'"intrigue" perd de son intérêt. C'était le cas à la première lecture, ça l'est toujours à la deuxième.
Donc, avis toujours mitigé : très chouette dans le style, moins dans l'histoire.
L'adaptation du livre sortira au cinéma le 21 décembre avec Audrey tautou et françois Damiens dans les rôles principaux. Plus d'info ici.
Puis, le p'tit bouquin dont personne ne parle mais qui n'est pas mal quand même :
Les terres saintes d'Amanda Sthers
Résumé : Saviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? D’abord parce qu’ils ont un flair
hors du commun, ensuite parce que si un musulman touche un cochon, il se voit refuser les sept vierges au paradis. On y élève donc des cochons sur pilotis comme l’exige la loi afin qu’ils ne frôlent pas la terre sainte. Que rêver de mieux comme personnage qu’Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien qui a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Israël ?
David, le fils d’Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, lui écrit mais son père ne lui répond jamais, incapable d’imaginer son fils dans les bras d’un homme. La fille d’Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d’amour et va le retrouver ailleurs en chemin. Et enfin son ex-femme, mère de ses deux enfants, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d’amour et ses zones d’ombre comme si cela pouvait l’aider à affronter la vie et son issue.
C’est un roman sur les limites de chacun, sur ce qu’on ne se dit pas, ou trop tard. Sur les élans du coeur qui restent coincés dans la gorge. Sur les instants qui passent et qu’on n’a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande. C’est un roman d’amour.
Mon avis : J'ai aimé ce livre pour plusieurs raisons :
- j'aime bien Amanda Sthers ( *critique constructive)
- le récit est construit sous une forme épistolaire (les protagonistes s'échangent des lettres) ce qui donne beaucoup de rythme au roman et qui fait qu'on ne s'y ennuie pas une seconde
- c'est à la fois drôle et touchant, ça parle de sujets graves et intéressants sans jamais être plombant : religion, homosexualité, divorce, maladie, manque de communication et incompréhension entre les membres d'une même famille...
Bref, un condensé de beaucoup de choses, mais traité avec beaucoup de justesse.
Et enfin, Les Morues de Titiou Lecoq
C'est un roman qui commence comme cela :
« Au début, il y a la sonnette – et la porte qui s’ouvre et se referme sans cesse. Des pas qui résonnent dans l’entrée. Et des embrassades, des « ah », des « oh ». T’es déjà arrivé ? J’croyais que tu finirais plus tard le taff. Ouais, mais finalement j’ai bien avancé. Hé, Antoine on va pas parler boulot ce soir, hein ? Ça serait de la provoc ! Un brouhaha généralisé. Des verres qui tintent. T’as apporté les bougies ? Non c’était à Ema de le faire. »
(...) C’est donc l’histoire des Morues, d’Emma et sa bande de copines, de ses amis, et, si l’on s’y arrête une minute, c’est le roman de comment on s’aime en France au début du XXIe siècle.
Mais c’est davantage.
C’est un livre qui commence comme une histoire de filles, continue comme un polar féministe en milieu cultivé, se mue en thriller de journalisme politique réaliste – au cours duquel l’audacieuse journaliste nous dévoilera les dessous de la privatisation du patrimoine culturel français - et vous laisse finalement, 500 pages plus loin sans les voir, dans le roman d’une époque embrassée dans sa totalité par le prisme de quatre personnages.
Cet ambitieux projet romanesque, qui a pris plusieurs années à son auteur, est une réussite totale.
D’abord parce qu’il se dévore. Que sa lecture procure un plaisir continu, et qu’il emprunte toutes ses voies pour s’inscrire dans une perspective globale avec une acuité, une ironie et une gouaille bien contemporaines, mais en y superposant le paysage littéraire d’une jeune femme d’aujourd’hui qui, petite fille, réécrivait la fin des romans de la Comtesse de Ségur pour celles qu’elle préférait lire. Cela donne un authentique et passionnant roman français.
Mon avis : Gros gros coup de coeur ! Tout est dit dans le paragraphe plus haut... A lire de toute urgence !
Titiou Lecoq est également l'auteur du blog The Beauty and The Geek
Allez, j'enchaîne avec 1Q84 de Murakami... J'vous en parle asap.
Et toi, tu les as lu ? t'en penses quoi ?
Sinon, tu lis quoi en ce moment ?
(Si tu lis Public, tu peux le dire aussi)
Chez Paulette
Il y a longtemps, dans un article que j'ai la flemme de rechercher dans les bas-fonds de ce blog, je t'avais avoué mon amour sans borne pour la presse féminine en tout genre.
Et puis, il y a quelques mois, j'ai découvert Paulette.
Hein ? quoi ? pardon ? kouije ? Tu ne connais pas encore Paulette ?
Alors, assieds-toi 2 minutes kejtexplik :
Paulette, c’est un magazine féminin mensuel, populaire et national.
Le sujet : parler de mode, de trucs de filles, très simplement, le tout présenté sous une esthétique plus créative/artistique. Un collectif de jeunes artistes ou créatifs en devenir collaborent à la création du magazine, afin de proposer une image de la femme plus réaliste et proche des jeunes femmes d’aujourd’hui.
L'aventure a déjà commencé depuis un moment sur le oueb et la version papier, le tout premier numéro est sorti en Octobre. Le numéro 2 arrive à la fin du mois.
Pour l'instant, une seule solution pour lire Paulette : s'abonner sur le site (9,99€ pour 3 numéros) et devenir ainsi lecteurs-fondateurs de ce beau projet. L'objectif global ? 30 000 abonnements vendus pour sortir en kiosque au printemps 2012, au prix unitaire de 2€.
Bref, un chouette projet et qui m'amène à t'annoncer avec une fierté non dissimulée, que tu peux me retrouver aujourd'hui parmi les Chroniques Blogs de Paulette avec un article intitulé "Des Hommes et du Foot".
Profite-en, y'a même une photo de moi inside.
(par contre, on a dit ok pour les vannes sur mon cerveau de blonde, ma vie inexistante, et mes manquements à mon statut de princesse mais pas sur le physique bordel)
Alors on clique vite sur le lien pour lire l'article (et le commenter), voir ma trogne (enfin la moitié)... et découvrir Paulette of course !
Et merci encore à la team des Paulettes, j'ai presque envie de vous envoyer des <3 partout !
Cet instant là - Douglas Kennedy
Parce que je me suis engagée à le faire et pour étoffer un peu la partie "Chroniques" de ce blog avant d'entammer le récit des tribulations Marocaines, je voulais vous livrer mon avis définitif sur le dernier Douglas Kennedy, Cet instant là.
Je vous en avais parlé rapidement ici, au tout début de ma lecture, aussi je ne reprendrais pas le résumé etc etc ... mais tu peux cliquer sur "ici" si tu t'en rappelles plus.
Donc !
Au niveau de la forme, pas de surprise. On retrouve un gros pavé qui fait peur de 493 pages auquel les lecteurs de Douglas Kennedy sont désormais habitués, ainsi qu'un récit découpé en plusieurs grandes parties. C'est la DK touch.
Au niveau du fond maintenant, ce qui est quand même le plus important : J'étais restée plutôt mitigée voire déçue de Quitter le Monde et relativement septique sur DougDoug. Et bien, je le suis toujours avec ce roman très inégal.
Dès le début, après un rapide éclairage sur la vie actuelle de Thomas, le narrateur, on plonge dans la partie Berlinoise du récit, qui est assez difficile d'accroche au premier abord et il faut faire un petit effort pour se laisser vraiment baigner dans l'ambiance. Le roman est assez fouillé et documenté sur le Berlin des années 70, la ville coupée en deux par ce mur-frontière, on apprend beaucoup de choses sur la RDA et la RFA à l'époque du mur de Berlin, dont certaines continuent de faire froid dans le dos, la Stasi, l'espionage, la délation, la corruption... Un témoignage historique intéréssant bien que parfois à la limité du cliché et remplie de détails (vestimentaires notamment) pas forcément nécéssaires.
Les âmes sensibles se délecteront de la partie fleur bleue, où l'auteur décrit l'amour naissant et idyllique entre Thomas et Petra. Coup de foudre, évidence, Ich liebe Dich, mots doux trop choupis et parties de JEL torrides... Tout y est.
Pourtant force est de constater que certains auteurs NE SAVENT PAS relater la passion, la chimie des corps, l'amour fou qui fait perdre la tête et qui brûle le ventre et Douglas Kennedy fait partie de ceux-ci. On tombe très souvent dans des dialogues d'une platitude terrible, beaucoup trop mièvres et mielleux à mon goût qui rendent l'histoire à la limite du risible. Ca dégouline trop pour être crédible.
Exemple :
- Je veux juste vivre ce moment. Avec toi. Garde moi dans tes bras, très fort. c'est là que je veux dormir maintenant, et demain, et la semaine prochaine, et le mois prochain, et l'année prochaine, et le siècle prochain ...
- Ce qui fera plus de cinquante ans à dormir dans mes bras. c'est beau.
- Je t'aime, Thomas
- Je t'aime, Petra
(Vomissements)
Autre exemple :
- Et moi, je suis la femme la plus heureuse de toute Berlin, ce matin. Ah, je ne quitte plus ce lit... Non, je suis tellement contente que je veux nous servir le petit déjeuner ici.
(...)
- tu as une voix très agréable.
- Compliment accepté mas j'ai deux questions urgentes : un, ton café, noir ou avec du lait ? deux, confiture ou fromage avec ton pain ?
- Noir et fromage, je te prie ?
- Exactement comme moi !
(re vomissements - Peut être que l'une d'entre vous pourrait me donner des cours de romantisme ?)
La meilleure partie selon moi commence à plus de la moitié du roman quand on en apprend plus sur la vraie vie de Petra.
On quitte le mièvre pour un rebondissement qui se faisait attendre et c'est tant mieux. A partir de là, on est pris au jeu, l'histoire s'enchaine et les pages se tournent sans qu'on s'en rendent compte.
Au final, même si "Cet instant là" reste inégal dans sa qualité et qu'il est bien loin d'être le meilleur livre que j'ai jamais lu, j'ai bien aimé ce roman. Il ne faut surtout surtout pas s'attendre au chef d'oeuvre de l'année littéraire mais le prendre comme un divertissement, un moyen de passer un moment d'évasion plaisant, parfait pour une longue soirée d'hiver au coin de la cheminée (ou du radiateur), avec un bon petit thé.
(Infos et news sur l'auteur à retrouver sur sa page Facebook)
Cet instant là - Douglas Kennedy
Suite à ma critique pas forcément très jojo sur Quitter le Monde, j'ai été contactée par une agence qui travaille pour Belfond, la Maison d'edition de Douglas Kennedy. Ceux-ci m'ont fait gentiment parvenir en avant-première le nouveau roman de l'auteur qui s'intitule "Cet instant là"
Je dois bien entendu en contrepartie, vous en faire la critique mais étant donné que je pars pour 15 jours (cf prochain billet), il faudra attendre pour une critique complète et définitive.
J'ai parcouru à peine une soixantaine de pages et je dois dire que, comme à son habitude, Douglas Kennedy a le chic pour nous prendre dans ses filets et accrocher ses lecteurs.
Cet instant là est à la fois drame psychologique, roman d’idées, roman d’espionnage mais surtout histoire d’amour aussi tragique que passionnée.
L'auteur nous raconte l'histoire de Thomas Nesbitt, un écrivain New-Yorkais qui reçoit à quelques jours d'intervalle 2 missives qui vont ébranler sa vie : les papiers de son divorce et un paquet posté d'Allemagne par un certain Johannes Dussmann. Les souvenirs remontent ...
Parti à berlin en pleine guerre froide afin d'écrire un récit de voyage, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour une radio de propagande Américaine. c'est là qu'il rencontre Petra. Entre l'Américain sans attaches et l'Allemande réfugiée à l'Ouest, c'est le coup de foudre. Petra racontre son histoire, une histoire douloureuse et ordinaire, dans une ville soumise à l'horreur totalitaire. Thomas est bouleversé. Pour la première fois, il envisage la possibilité d'un amour vrai, absolu.
Mais bientôt se produit l'impensable et Thomas va devoir choisir. Un choix impossible qui fera basculer à jamais le destin des deux amants. Aujourd'hui, 25 ans plus tard, Thomas est-il prêt à affronter toute la vérité ?
Je me repète mais il m'est pour l'instant difficile de donner un avis complet sur ce roman. Le début est prometteur et accrocheur. A voir par la suite si l'effet ne s'estompe pas comme c'etait le cas dans Quitter le Monde, un roman qui démarre fort mais qui traîne un peu trop en longeur à mon goût !
Je vous dirai ça à mon retour, en attendant sachez que vous pouvez retrouver toutes les infos de l'auteur sur sa page Facebook :
http://www.facebook.com/Douglas.Kennedy.France
Et toi, t'en es où de tes lectures ?















