La piscine municipale, ce paradis ...
Aussi étonnant que cela puisse vous paraître (comme j’ai été moi même surprise, je me dis qu’il n’y a pas de raison pour que vous ne le soyez pas non plus), je suis allée à la piscine.
Oui.
Moi.
Vous vous doutez bien que ce n’était ni pour bronzer ni pour le plaisir de barboter dans de l’eau à l’hygiène douteuse avec des étrangers.
Non, c’était bel est bien pour faire du sport.
Ce post devient de plus en plus surprenant (sens-tu la tournure tragique des événements qui arrivent ?).
Après avoir lu le très bon billet de Sârale sur le sujet, et comme à mon habitude, je me suis mise à m’auto-flageller.
- « Quand même, tu pourrais te bouger un peu les fesses, avant tu y allais, à la piscine ! » me disais-je
- « Oui, mais avant c’était pas pareil… puis là, il fait froid et tout … » me répondais-je
- « Toujours une bonne excuse, avant tu n’avais pas le temps et aujourd’hui, il fait froid… T’es vraiment bonne à rien ma fille » (je suis parfois très méchante avec moi même)
- « Oui mais… » j’essayais tant bien que mal de me défendre
- « Je veux rien savoir, tu y vas et tu ne discutes pas. »
Devant cette étonnante détermination d’une partie de moi-même (l’autre étant toujours une grosse feignante), je me suis dit, « ok Demain, j’y vais » .
Facile.
Pleine d’entrain et de motivation, j’ai ressorti mon maillot… non pas le joli qui, lorsque je suis bronzée, me fait un corps de déesse.
Non, le maillot Koh-Lanta (previously on CET)
(à ce stade, j’en profite d’ailleurs pour vous préciser que je n’ai jamais eu de nouvelles de Koh-Lanta. Ce qui, en soi, est une bonne nouvelle).
J’ai ressorti, donc, le maillot Koh-Lanta (très moche) et le bonnet en plastique (encore plus moche). Pour rigoler, je les ai essayés.
Comment dire ? C’était tout sauf marrant.
Déjà, en situation (c’est-à-dire à la piscine) l’association bonnet + maillot, c’est le remède miracle contre le glamour. Mais là, seule, dans ma salle de bain, devant ma glace, c’était pire.
Mais genre 10 000 fois pire sur l’échelle du pire.
RIP mon estime de moi-même.
Je me suis consolée en me disant que même Gisèle Bundchen devait avoir l’air ridicule dans un cas semblable. Et puis, pour autant que je sache, j’ai pas vu beaucoup de Gisèle Bundchen à la piscine (non, celles-là vont dans des SPAS. Elles ne se mélangent pas avec le peuple…).
BREF. J’avais beau avoir les horaires dans mon portefeuille (dépliant vintage daté de 2008/2009), j’ai vérifié les horaires sur Internet par prudence : 12H-13h15. Fais chier. On mange quand dans ces cas-là ? (Ai-je déjà précisé que je pensais à manger environ 90% de mon temps ?)
Je me suis consolée en me disant que je n’avais rien à foutre de la journée, je pouvais bien manger à 14h pour une fois, ça n’allait pas me tuer (je n’en étais quand même pas entièrement convaincue).
Alors, vêtus de mon plus beau jogging (le gris), mon maillot et moi-même sommes partis plein d’entrain. Pas en chantonnant mais presque.
Après avoir mis 14 minutes pour comprendre le système de fermeture de la cabine (il y avait deux portes de chaque coté de la cabine, qu’il fallait fermer en même temps… non mais sérieusement WTF ?!), déposé mes vêtements sur le petit porte-vêtement prévu à cet effet (quelqu’un s’est-il déjà posé la question de savoir comment s’appelle cette chose ?), vérifié que je ne connaissais personne, et quasiment couru pour rentrer dans le bain (malgré les recommandations bien connues), j’étais dans l’eau.
J’ai mis mes lunettes de piscine (j’étais encore beaucoup trop glamour sans), et j’ai nagé telle une sirène (ou un cétacé) pendant 45 minutes.
J’admire les gens qui disent aller à la piscine pour se vider la tête. Moi sur les 45 minutes, j’ai pas arrêté de penser… 14 minutes à ce que j’allais manger (à 14h ! L’ai-je déjà précisé ?), 6 minutes à essayer de me rappeler si mes vaccins étaient à jour vu que j’avais avalé un peu d’eau par mégarde, 7 minutes au week-end qui approchait et ce qu’on pourrait faire de beau, 8 à insulter intérieurement les autres nageurs qui « non vraiment, ne respectent rien ni personne » , 15 secondes sur la vaisselle que j’avais pas faite, 9 minutes à un autre truc inavouable, et encore 4 minutes sur la bouffe.
Crois moi, ce n’est pas vraiment de tout repos.
Mais à la fin, j’étais bien, détendue, le corps fatigué mais plein de sérénité… C’est simple, j’étais Laure Manaudou (la sex-tape en moins).
Je sortais donc de l’eau par l’échelle prévue à cet effet (et non en me hissant sur le bord en un mouvement de hanches qui se voudrait gracieux mais qui ne le serait pas), et j’ai GLISSÉ.
Oui, tu as bien lu.
Mon pied a ripé en haut de l’échelle (ou peut-être était-ce sur le bord mouillé), ma jambe s’est mis à partir vers l’avant m’entrainant dans une espèce de pas de danse, ma cheville s’est tordue et mon genou a cogné contre l’échelle.
L’espace d’un instant, j’ai cru pouvoir éviter le pire, mais non… j’ai fini par tomber.
Genoux à terre. J’étais vaincue.
J’ai ri bêtement, me suis relevée d’une manière détachée, j’ai ramassé mes affaires et j’ai fui.
Vite (mais pas trop pour paraître cool) et loin.
Je crois qu’il est officiel que le sport me hait.
Et toi, la piscine, le sport, tu kiffes ?
Un article à retrouver sur SoBusyGirls.
Vivre de son blog
Je crois l'avoir dit environ 318 fois mais j'adore la presse féminine.
Chaque mois, c'est un enchantement.
Dès le 2 du mois, je commence à exercer une pression psychologique discrète mais intense sur mon marchand de journaux pour savoir s'il a reçu mes bibles. Je crois qu'il a repéré mon petit manège et sourit bêtement chaque fois que je rentre dans sa boutique en quête de futilités... Parfois, il fait même des réflexions sur le contenu : "Sexe - Ce que j'ai fait de plus fou". Huhuhuhu (il rit bizarrement). Le tout accompagné d'un petit clin d'oeil lubrique.
Je devrais le mépriser mais en fait non. Un jour, il m'a dit que j'étais son rayon de soleil alors je l'aime bien. (Je crois qu'il veut me péchô)
Donc ! Ce mois-ci dans le nouveau BIBA, quelque part entre les témoignages d'expérience les plus fous avec un vibro et des conseils pour faire payer un radin, BIBA nous donne quelques conseils pour ... vivre de son blog.
Parce que oui, être blogueuse, c'est "in". Toi et moi, copine, on est trop à la pointe de la tendance.
Mais si avoir un blog, c'est bien... en vivre, c'est mieux.
Et pour cela, il faut SORTIR DU LOT.
Avoir le blog le plus cool de l'échelle du cool.
Oui mais comment faire ma bonne dame, je vous le demande !
La réponse en 7 points :
1. Avoir du contenu pertinent
Ok, entre la turista, Jean-Pôle, mes expériences de prostipute, ou de mauvaise haleine, et SURTOUT, ma spécialité, les messages qui ne servent à rien, je suis au top du contenu PERTINENT.
Ne me remercie pas, ça me fait plaisir.
2. Poster régulièrement
Une fois pas semaine, moi j'appelle ça régulier. Ok, next !
3. Ajouter de la vidéo
Ah, ça je fais pas mais je peux éventuellement y remédier. J'envisage soit une imitation de coeur de Pirate soit une recette de muffin raté en vidéo. Je vais y réfléchir.
4. Travailler tous les réseaux sociaux
ok, c'est bon, je fais du LiveTweet devant l'Amour est dans le pré, je facebook, j'Hellocotonise ... Je suis au top du geek. Next !
5. Postuler à des concours : genre Golden Blog Award
Je suis inscrite que le concours Cosmo avec la somme pharaonique de O votants.
6. Rejoindre les plateformes communautaires qui relayent nos écrits (Ykone, Glammedia, blog Appétit)
Connais pas, mais Blog Appétit ça me parle ça. Je suis à 2 doigts d'ouvrir un blog cuisine.
7. Et quand on atteint des stats de folie , on démarche pour s'inscrire gratuitement dans une régie pub ...
(3 visiteurs / jour, c'est ok niveau folie? - je fonce)
"Chère régie publicitaire, je suis une blogueuse belle, gentille et très sympa (Surtout belle)
J'aime pas trop les gens mais ils me le rendent bien.
Par contre, j'aime mes lecteurs et lectrices d'amour et j'adore les couvrir de cadeaux super-géniaux genre un livre.
Peux-tu s'il te plaît me mettre en relation avec des marques trop coules genre Zadig&Voltaire (et non Zadig de Voltaire), Victoria's Secret, et Ladurée pour prostituer mon blog ?
Je pourrai ainsi faire croire au monde que j'organise des concours de ouf sur la blogosphère alors que je me pavanerai chez moi en dessous affriolants, un macaron au caramel à la main, tout en regardant mon compte en banque se remplir et en méprisant le monde.
Comme je sais qu'avoir du contenu PERTINENT est la base de tout, je te promets de poster de temps en temps, un article très intéressant sur l'acné de la trentaine et les mycoses (requête Google n°1).
Merci.
Bisous"
Voilà voilà, je suis au top.
J'attends le blé.
Et toi, ça te dit de faire partie des 5% des blogueuses qui gagent entre 1000 et 5000€ par mois ?
C'est quoi ton plan d'attaque ?
L'inconnue
Gens,
Il faut que je vous raconte un événement particulièrement déroutant qui a eu lieu dans ma vie trépidante. C’était l’autre fois, j’étais dans ma ville. Je me baladais innocemment en quête d’un produit de consommation particulièrement indispensable à notre époque (un headband qui égayerait une tenue entièrement noire MAIS qui ne me donnerait pas 12 ans et demi).
Je me baladais donc, la tête en l’air, le sourire aux lèvres et la crinière au vent. En vous décrivant ça comme ça, je me dis que je devais avoir l’air particulièrement stupide.
C’est probable.
Mais croyez-le ou non, j’assume (un peu).
Bref, me voilà donc en train d’errer dans les rues quand tout à coup, sortie de nulle part, surgit une créature féminine que l’on nommera « L’inconnue ». Tout sourire, je remarque que cette dernière se dirige droit sur moi.
"Lauriiiiiie !!!" dit l’inconnue.
Bigre.
Ce moment gênant où tu comprends que la personne qui t’es totalement inconnue te connait et normalement ne devrait donc pas être si inconnue.
"Ah tiens salut !" dis-je avec un grand sourire.
Ma maman m’a pourtant déjà bien mise en garde sur le fait qu’il ne fallait parler à des inconnus sous aucun prétexte, mais dans un cas comme ça, je me vois dans l’obligation de faire une exception.
Elle me claque la bise.
Ola, doucement, Madame trop-de-familiarité ! Je ne suis pas une fille facile moi.
"Je suis contente de te voir, tu vas bien ?" enchaîne-t-elle.
Huuuuummmmfffff.
A cet instant, je me dis que j’ai environ 3 secondes 12 centièmes pour, au choix :
1. Me rappeler qui est cette personne
2. Avouer la triste vérité à savoir que je n’ai aucune idée de qui elle peut bien être
3. Mentir, bien consciente que cette solution de facilité va me placer dans une position fort peu agréable, telle une équilibriste avançant sur une corde menaçant de rompre à tout moment.
Je décide de mentir.
Ben quoi ? Je ne peux pas à la fois assumer ET dire la vérité. Trop de résolutions tuent la résolution.
Aussi, je réponds : "Ca va merci, et toi ? Quoi de neuf depuis la dernière fois ? "
Je décide de faire la technique dite de l’anguille, à savoir faire parler L’inconnue le plus possible en priant que celle-ci lâche dans son discours des informations susceptibles de me mettre la puce à l’oreille.
Sournoise mais pas bête la meuf.
Elle me répond : "Oh moi tu sais rien de spécial et toi ? ".
Inconnue 1 – Moi 0
"Rien de spécial non plus hihi"
(j’aime ponctuer mes phrases de rires idiots quand je suis gênée).
Elle enchaîne : "Les amours, ça va ? Tu es toujours avec ton copain ? "
Je n’avais aucune idée de quel copain elle voulait parler, pas que j’en change tous les 4 matins mais tout dépend de l’époque à laquelle on s’est connues et je n’en avais malheureusement toujours aucune idée (j’étais tout de même certaine que ce n’était pas très récent vu mon blackout).
J’ai dit « oui, oui. Et toi, t’en es où ? ».
"Oh ben moi, je me suis mariée l’année dernière !"
J’ai pensé "Salope"
J’ai dit "Oh !!! Félicitations !!!"
Elle met fin à mon calvaire en disant : "Bon, je traîne pas trop, je suis super pressée"
Soulagée, je reponds : "Pas de souci, moi aussi !" (le headband, ça n’attend pas, c’est bien connu).
"Ca m’a fait plaisir de te revoir"
Et moi donc.
« A bientôt, hein ! »
« Oui oui, à bientôt ! »
Triste, mais vrai : ce n’est que 3 jours après que j’ai compris de qui il s’agissait (peut-être).
Et toi, ça t’est déjà arrivé ?
Un article écrit pour le blogzine So Busy Girls
Valentine's day @Gaucho Grill
Une fois n'est pas coutume, je ressors un article des entrailles de ce blog ... Parce que :
1. Je n'ai actuellement pas beaucoup d'inspiration
2. C'est un article de circonstance vu que toute la blogo raconte sa Saint Val'... alors je vous raconte la mienne, il y a 2 ans.
2. Le recyclage, c'est bon pour la planète.
A Londres, on trouve un chaîne de restos argentins qui s’appelle : Gaucho Grill. Il doit en avoir 6 ou 7 sur toute la ville, ce qui m’a somme toute un peu surprise. Mais apparemment, si on en croit le nombre de restos de grillades croisés sur notre chemin : l’Anglais aime la viande.
Le Gaucho Grill est un restaurant très hype, où la hypitude est telle que tu te sens has-been dès que tu y mets un orteil.
Avant de partir, tu savais pas trop quoi te mettre (comme d’hab) donc tu as opté, pour une marinière qui est paraît-il LE vêtement indémodable. C’est pas moi, c’est Jean Paul Gaultier qui l’a dit.
Bref, c’est raté, tu l’es quand même, et tu tuerais pour retourner à l’hôtel te changer.
Du moment où tu rentres dans le resto jusqu’au moment où tu vas t'assoir, tu vas être assailli par 6 personnes :
1. La femme qui te guette derrière la porte et t’accueille avec de grands “Helloooooooooo” tout mielleux.
2. La femme qui vérifie si tu as bien réservé.
3. Une autre femme te demande si tu veux boire un verre au bar en attendant d’aller manger
4. La femme du vestiaire qui te demande si tu veux lui donner ta veste.
5. Tu traverses tout le resto (très grand) avec un mec fashion qui te conduit jusqu’à ta table.
6. Une personne vient te voir en t’expliquant que ta serveuse sera unetelle et c’est elle qui va s’occuper de toi ce soir (pourquoi c’est pas unetelle qui vient directement, j’en sais rien)
Dans un resto normal, toutes ces étapes sont faites par une seule et même personne.
Pas ici.
Donc, autant te dire qu'avant d’avoir vu ta serveuse (la 7ème personne), t’es déjà épuisée.
Garde bien en tête que toutes les conversations se déroulent en anglais, sur fond de musique tendance lounge, à la limite du fort.
Donc, quand tu t’assois, ton cœur bat à 200 à l’heure et tu n’as qu’une seule envie : qu’on te laisse 5 minutes pour souffler. Ça n’arrivera pas. Unetelle te saute dessus aussitôt tes fesses posées. Le moment du choix du menu t’offre un peu de repos, mais relatif car tu n’y comprends pas grand chose. Comme Unetelle doit avoir l’habitude, elle vient te donner des explications. Ça n’aide pas le moins du monde et, tu te contentes de sortir des “yeah, yeah, ok”, toutes les 2/3 phrases histoire d’avoir l’air dans le coup.
Mais comme elle a bien remarqué ton désarroi, elle se ramène avec une planche où sont représentés en 3D les morceaux de viande que tu peux choisir. Genre un puzzle sanguinaire un peu glauque. Bref, l’intention est bonne, mais dès qu’elle part avec tu as déjà oublié le nom de la pièce.
Une fois tout ça commandé (au hasard), tu peux enfin souffler et apprécier le cadre. Enfin pas trop car on est dans le noir, juste éclairés par quelques bougies chauffe-plats. La lumière c’est pas “in” apparemment. Bref, tu peux surtout regarder les gens et ça j’aime bien.
D’autant qu’a coté de nous, y'a un spectacle : Monsieur a demandé Mademoiselle en mariage. Et ça a l’air sacré chez les English. La fille, moulée dans sa petite robe noire (l’autre indémodable) avec échancrure XXL dans le dos, maquillée d’une façon que même pour Halloween tu hésiterais à sortir, n’arrête pas de pleurnicher dans son téléphone :
” OOooohhh my God, he proposed to me… hiiiiiiiiiii, I can’t believe it, I can’t stop crying… Yes yes, I’m engaged, hiiiiiiii”.
Bitch.
Là tu fais genre “Dans un an, ils se séparent, ça sert à rien de faire tout ce foin”, “tout ça pour une vulgaire bague en plus”.
“Ah oui, c’est vrai que c’est la Saint Valentin ce soir, j’y pensais plus.”
En fait, tu le sais depuis l’instant où tu as ouvert les yeux ce matin mais jamais tu l’avoueras.
Cette biatch commence à devenir vraiment exaspérante. En plus, sa robe la boudine. La pauvre. Puis connaître les affres du divorce à son âge, c’est moche.
Toi Jalouse ? Pfff, n’importe quoi ! En même temps, si t’avais voulu être demandée en mariage, t’aurai pas mis une marinière. Parce que sans rire, qui est capable d’être demandée en mariage en marinière ? No one. Et ouais. Toi aussi, t’aurais pas mettre ta robe fashion qui te fait un cul de bombasse. Et même le mec de la biatch aurait voulu t’épouser toi. Mais tu es bien au-dessus de tout ça. D’ailleurs, l’essentiel vient d’arriver : les plats.
Enfin, la partie la moins marrante de cette soirée placée sous le signe de l'Amour (après le paiement de la note à 10 000 €) a été de regagner l’hôtel en ayant ingurgité une bouteille de vin rouge à 14%. Entière la bouteille. Plus les 2 bières et le cocktail en attendant le repas à 22h30, mais ça compte pas, c’était l’apéro…
Le trajet du retour, de nuit, ivre, dans une ville inconnue s’apparente au parcours du combattant : savoir quel bus on doit prendre, où se trouve l’arrêt, l’attendre 15 minutes dans le froid, aller à un autre arrêt parce qu’on s’est trompé, et une fois dans le bon bus, essayer de reconnaître l’arrêt dans la nuit noire… en luttant pour ne pas s’endormir : ça fait beaucoup.
J’ai échoué lamentablement à la dernière étape. Mais j’assume aussi : la faute au vin argentin.
Puis, bon j’ai dormi dans un double deck’ : je suis sûre que tu peux pas en dire autant.
Ne sois pas jaloux, c’est ça, la classe internationale.
Ou pas.
Trucs bizarres
- L'autre jour, j'ai fait un truc que je ne fais jamais: j'ai lu mon horoscope.
C'était écrit : "Lion - Le soleil et Mercure évoluent successivement entre Verseau et Poissons. Vénus continue sa route des Poissons vers le Bélier." J'étais un peu décontenancée mais j'ai poursuivi "Ce début de mois est assez proche du "bien mais sans plus"". Ah ok. Me voilà rassurée sur mon avenir.
- Toujours soucieuse de ma e-reputation, j'ai tapé mon nom dans Google Images. Sur la 2ème page, il y a la photo d'une meuf qui joue avec des implants en silicone (dois-je préciser aux éventuels recruteurs qui feraient la même chose que ce n'est bien évidemment pas moi ?)
- Quelqu'un est arrivé sur le blog en tapant "femme parfaite" dans google (what else?)
- Mais bon, j'ai aussi eu "Mycose vaginale" (encore), "Le prénom Pamela fait salope", "je veux faire un test de paternité", et last but not least "à quoi ressemble le sexe mâle d'un dromadaire" (véridique). On a les mots clés qu'on mérite.
- Je n'arrive pas à savoir si je préfère : les crêpes au nutella, à la crème de marrons, au caramel beurre salé avec glace vanille OU à la pâte à tartiner au spéculoos. La vie est dure.
- Toujours à ce sujet, je trouve très regrettable que boire une tisane "ventre plat" après avoir manger des gâteaux n'annule pas les calories.
*Attention, la séquence qui va suivre est réalisée par des professionnels. Il ne faut en aucun cas tenter de les imiter*
- L'autre fois, au Starbucks, j'ai volé un mug géant. Il faisait -15°c mais j'avais tellement peur que je suais de derrière les genoux. J'avais l'impression d'être Bonnie Parker. Je regardais s'il n'y avait pas de caméra de surveillance, j'étudiais les meilleurs possibilités de mettre le truc dans mon sac, je scrutais tous les clients pour savoir lesquels pouvaient éventuellement être des flics en civil... et au moment de sortir j'ai dit à Clyde : "Si jamais je me fais prendre, tu COURS !". Personne ne m'a arrêtée et je bois maintenant mon thé dans un sublime mug de 50cl.
- La semaine dernière, j'ai cuisiné des tartelettes à la crème de marrons pour un apéro dînatoire entre morues. Ces salopes se sont un peu moquées de moi parce que j'étais fière de mon art. Attends, j'avais même fait un glaçage steuplé. UN GLACAGE!
Ok, s'en vanter sur Facebook était peut être un peu trop excessif mais je les méprise de tout mon coeur. (pardon mais il fallait que ça sorte)
- Mon sens de l'orientation est plus que douteux. J'arrive maintenant à me perdre sur un trajet que j'ai déjà fait plusieurs fois.
- Plus le temps passe, plus je chante mal. Comme si je muais du chant en quelque sorte. Autant avant je chantais à peu près juste, autant maintenant, on dirait un jeune chaton (ivre). Par contre, tout le monde s'accorde à dire que je fais d'excellentes imitations de Coeur de Pirate (CQFD).
- voilà, c'est à peu près tout comme bizarreries pour aujourd'hui.
Bon, je ne vois qu'une manière de conclure ce post :
"J'adore parler de rien c'est le seul domaine où j'ai de vagues connaissances" - Oscar Wilde.
PS : Ne tape pas "trucs bizarres" dans Google Images, c'est dégueulasse. Bisous.
Lectures de janvier
Normalement, qui dit mois écoulé dit non seulement rétrospective en images mais également rétrospective littéraire. Aussi, même si je suis clairement un peu à la bourre, je vous propose aujourd'hui un petit passage en revue des bouquins qui sont passés sur ma table de chevet en janvier :
Un jour de David Nicholls
Résumé : Comédie de moeurs, tableau social de l'Angleterre des vingt dernières années, mais surtout sublime histoire d'amour, "Un jour" est le livre qui a fait chavirer l'Europe tout entière. Superbement construit, un roman drôle et lucide sur l'amitié, le passage à l'âge adulte, les occasions manquées, les illusions perdues. Lui, Dexter, issu d'un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant. Elle, Emma, d'origine modeste, charmante qui s'ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions. Nous sommes le 15 juillet 1988. Margaret Thatcher est au pouvoir, la new wave bat son plein, Dexter et Emma viennent de passer une nuit ensemble. Ces deux-là ne le savent pas encore mais ils ont vécu un coup de foudre. D'année en année, Dexter et Emma vont se chercher, se perdre, s'aimer, se détester, se séparer, et finir par comprendre qu'ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils sont ensemble. Nous sommes le 15 juillet 2004. Tony Blair est Premier ministre, Robbie Williams cartonne et la vie, la vie qui va, réserve encore bien des surprises...
Mon avis : J'ai connu "Un jour" par l'intermédiaire de Mydiscoveries qui ne tarissait pas d'éloges sur ce roman. Aussi, je m'y suis plongée quasiment les yeux fermés et je l'ai dévoré avec avidité. Ce roman est très bien écrit, se lit facilement, l'histoire est très touchante et on retrouve toute la british-touch au niveau des dialogues plein d'humour qui font souvent mouche. J'ai trouvé assez originale la manière de traiter le roman (chaque chapitre se passe un 15 juillet): on suit donc les deux personnages dans la durée et dans leurs évolutions.
Toutefois, je me permets d'y apporter une petite nuance : N'ayant lue que des critiques ultras-positives, je m'attendais vraiment à l'histoire d'amour du siècle qui ferait palpiter mon petit coeur de pierre et détrônerait Jack & Rose dans Titanic (oui, mes goûts cinématographiques sont parfois douteux). "Un jour" est une très belle histoire certes, mais je n'ai pas été chavirée. Cela dit, on a de l'amitié, du drame, du comique, du tragique, du miel, tous les ingrédients sont là pour passer quand même un très beau moment. (Après le livre, j'ai regardé le film dans la foulée. Euh, comment dire ? Tu peux t'en passer. Sauf si tu as des problèmes d'insomnies)
Pour celles et ceux qui l'attendaient avec impatience, Un jour vient de sortir en format poche aux éditions 10-18.
Avant d'aller dormir de S.J Watson
Résumé : A la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est aujourd’hui affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.
Mon avis : Je ne m'aventure que rarement dans le monde du roman policier car je suis très souvent déçue. Le dernier lu était une vaste daube qui mérite à peine d'être citée ("Du bois pour les cercueils" de Claude Ragon.) Quand je pense que ce livre, dont le style d'écriture s'apparente à une rédaction niveau 4ème et dont l'intrigue est aussi palpitante qu'un (mauvais) épisode de Derrick, a obtenu le Prix du Quai des Orfrèvres 2011, j'ai envie de dire "Quel est le feuque?". Ca m'a plus fouttu les chocottes que le bouquin.
Bref, revenons en Avant d'aller dormir qui pour une fois sort un peu du lot. On est effectivement très rapidement pris dans l'ambiance, on s'attache à l'héroïne, on se demande assez souvent "Mais pourquoi du comment qu'est ce?", les pages se tournent sans qu'on s'en rendent compte... Même si le suspense n'est pas vraiment à couper le souffle, l'intrigue est prenante et on a qu'une envie : savoir la suite. Au final, même si on devine la fin bien avant le dénouement (et ce n'est pas parce que je suis très perspicace, je vous l'assure), on tient là un livre qui vaut le détour.
Jours sans Faim de Delphine de Vigan
Résumé : « Cela s'était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu'elle s'en rende vraiment compte. Sans qu'elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s'asseoir. En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l'insomnie qui accompagne la faim qu'on ne sait plus reconnaître. Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu'elle était arrivée au bout et qu'il fallait choisir entre vivre et mourir. »
Mon avis : Les nouveaux lecteurs de CET ne le savent sans doute pas mais je voue un culte sans nom à Delphine De Vigan, qui pour moi est l'incarnation de ce que je voudrais être quand je serai plus grande. J'ai lu tous ces romans et les ai tous adoré. Il ne me restait plus qu'à découvrir celui-ci, qui en fait le premier qu'elle a écrit.
Dans un style que l'on pourrait qualifier d'autofiction, l'auteur raconte l'hospitalisation de Laure, une jeune anorexique, et son combat acharné contre cette maladie sournoise, contre la nourriture, ses mois entre la vie et la mort...
Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, car on retrouve bien le style De Vigan mais c'est une histoire qui m'a moins touchée que les autres. Ce n'est donc pas mon De Vigan préféré mais il reste quand même un moment très touchant et bouleversant, tout en simplicité et retenue.
La vie à deux de Dorothy Parker
Résumé : Célébrée pour son humour et son extraordinaire sens de l'observation, Dorothy Parker a laissé une oeuvre dans laquelle les petits ratés de la vie de couple prennent souvent l'allure d'une comédie désopilante. Qu'il s'agisse de cette amoureuse, tremblante à côté d'un téléphone qui ne sonnera pas ou de cette ex-reine de beauté qui cherche à prolonger ses illusions par un whisky sans glace, chacun des personnages de ce recueil de nouvelles devient attachant parce qu'il nous ressemble. Pour reprendre le mot d'Edmund Wilson, les écrits de Dorothy Parker nous renvoient l'écho d'une voix à nulle autre semblable. Ecoutons-la nous parler de nous.
Mon avis : Intriguée depuis longtemps par Dorothy Parker, fortement appréciée et conseillée par Papillote, j'ai découvert avec plaisir La vie a deux, une série de nouvelles autour de la vie de couple. Toujours très drôles et très vraies (ma préférée reste celle de l'amoureuse qui attend désespérément le coup de fil de son amant), ces petites histoires très différentes les unes des autres, s'enchainent avec plaisir. Je ne suis généralement pas très friande des nouvelles (j'ai toujours du mal à m'attacher des personnages dans une histoire d'une dizaine de pages) mais force est de constater que Dorothy Parker a su quand même me séduire, surtout par sa capacité à saisir les petits détails à la fois affligeants et amusants. Idéal donc pour tous ceux qui ont du mal à lire, et qui sont adeptes d'un petit chapitre avant de dormir.
Et toi, tu les as lu ?
T'as lu quoi dernièrement ?
Love is Fun - résultats
Bonjour vous,
Chose promise, chose due ...
Voici donc le résultat du concours organisé grâce à "Love is Fun", créateur de fantasmes et de fantaisie pour adultes.
Mais avant, parce qu'un bon blog ne saurait vivre sans recette de cuisine, je vous propose ma recette du cake à la blogueuse.
Ingrédients
Il vous faudra :

24 petits papiers avec le nom des participant(e)s écrits dessus : Clochette +1 ; Gaëlle +1 ; Heidi +1 ; Annabelle +1 ; laviedlamouette +2 ; Maman-Fernand +2 ; Ines +1 ; le monde de lali +1 ; Kaellie +2 ; Misschocoreve +1 ; Del +2 ; Cla +1 ; sandrine +1 ; laptitesoaz +1 ; Sogirl +2 ; Sannag +1 ; stella +2 ; lordjeef +1

Du sel, du poivre, du lait, des oeufs et un peu de Maïzena.

Recette
Pliez les petits papiers en 4 en mettez les dans un saladier.
Ajoutez les oeufs, le lait, et la Maïzena

Touillez avec de magnifiques couverts à salade qui ne sont pas sales, non non non
mais qui sont .... A PAILLETTES ! (triste mais vrai)

Enfourner 15 à 20 minutes à 220°c
Après cuisson, prenez une main innocente pour touiller à nouveau et piocher
TADAM !!
Annabelle gagne le SexyGratt
TADAM (bis) !!!!
Laviedlamouette gagne le Poker Déshabilleur
Voilà voilà, bon trève de blagues pas drôles...
Je demanderai à Annabelle et Laviedlamouette de bien vouloir éviter de penser à moi lorsque vous jouerez avec votre bien aimé. Pas que je n'aime pas être l'objet de fantasmes (j'ai bien évidemment l'habitude - lol) mais je ne voudrais pas que vos soirées tournent en eau de boudin. Ca serait ballot. (j'attends aussi vos adresses au plus vite sur chroniquesettribulations@hotmail.fr pour vous envoyer tout ça)
Pour les autres, je suis désolée. Chaque fois que je fais gagner quelque chose, je suis extrêmement frustrée car je voudrais que tout le monde gagne. Mais bon, try again comme on dit.
Merci encore à "Love is Fun" pour ce chouette concours. Vous pouvez retrouver tous les produits sur :
www.pokerdeshabilleur.com
www.chambre69.com
Ainsi que sur leur page Facebook : www.facebook.com/pages/Love-is-Fun/185168968201272
Allez, bonne semaine! (Bisous)
T'as passé un bon week end sinon ?
En janvier ...
Bien... Janvier, c'est fini.
Si j'étais pessimiste, je dirai qu'1/12ème de l'année est déjà passé et que vu la vitesse où le temps file, va falloir se bouger l'arrière-train pour mener à bien toutes les résolutions que l'on a pas prises.
Mais, comme je suis d'un naturel toujours souriant et optimiste (hum...), je dirai que ce mois de janvier était chouette.
Pas très productif aux yeux de la société, certes.
Mais, il était chouette quand même.
Donc, sous vos yeux ébahis, je vous présente la traditionnelle retrospective en images ...
Tadam ! 














En janvier donc :
1. Il a fallu finir les chocolats de Noël (et en racheter vu qu'ils étaient à -50%)
2. J'ai fait une galette des rois home-made et aucune de mes keupines twitteuses n'a voulu la partager avec moi (#mechantes)
3. J'ai réussi l'exploit de faire des muffins pas bons MAIS caloriques ... juste pour dire fuck à Dukan
4. J'ai shoppé de manière légérement frénétique et j'ai dépensé tous les sous que Jean-Pôle ne m'a toujours pas donné
5. Mais j'ai aussi fait des carnages modesques qui donneraient des envies de suicide à Anna Wintour (Matte un peu ce petit legging gris so 2008)(et encore t'as pas vu la tunique en laine pourrite et les bottes polaires qui vont avec)
6. On a aussi été à Marseille pour un long week-end (ça n'a pas plu à ma Petite Soaz), on a mangé au milieu des bateaux dans un resto qui tue-sa-mère et on a été se ballader dans les ruelles vers le cours Julien. C'était coul.
7. J'ai regardé beaucoup, beaucoup (trop) de foot
8. Mais heureusement, j'avais mes bibles à côté de moi
9. Il a fait salement glagla froid en Bourgognie, mes doigts de pied sont devenus tout blancs et j'avais des stalactites au nez quand je faisais mon jogging (glam)
10. J'étais déjà amoureuse de cet homme mais je le suis encore plus après avoir fini la saison 5.
11. Et comme je regarde un peu trop mon Dexounet chéri, je me fais des films quand je vois les achats des gens au supermarché (manque plus que le film plastique et on est bons)
12. J'ai reçu plein de jolis stickers de mes Ladies préférées et je les ai collés partout partout partout
13. J'ai été émue aux larmes maintes et maintes fois à l'opéra pendant La Traviata
14. Et aussi au concert de la belle Imany
15. Et enfin, on a fêté la Saint-Vincent, patron des vignerons (une sorte de Dieu en Bourgognie) et on s'est envoyés des verres de vins en guise de petit dej'. (chaque pastille donne droit à un verre)(il y en avait 7)(no comment).
Et toi, ton mois de Janvier, c'était comment ?
PS 1 : Sauras-tu trouver où est Charlie ?
PS 2 : Si ce n'est pas déjà fait, on n'oublie pas de jouer pour tenter de gagner les jeux coquinous. Jusqu'à dimanche inclus.

















