The Artist
Bon trêve de plaisanteries (pendant un temps tout du moins), nous allons parler aujourd'hui de cinéma, plus particulièrement de The Artist de Michel Hazanavicius.
Perso, pour une raison que j'ignore, je supporte pas Jean Dujardin. J'avais donc quelques à priori. Mais on a tellement parlé de ce film au moment du Festival de Cannes (Jean Dujardin a obtenu le prix d'interprétation pour ce rôle), les critiques étant quasiment toutes unanimes et mes keupines bloggeuses aussi, j'ai décidé de faire un effort.
Un jour, je m'acheterai une personnalité.
The Artist donc, dekoiçakoze ?
Ben justement, ça cause pas.
Mais ça se passe à Hollywood en 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.
C'est visuellement beau, c'est poétique, c'est frais, léger et aérien comme un Gervita, c'est du cinéma d'hier avec les outils d'aujourd'hui, c'est de l'amour chaste, sans bisou ni partie de JEL mais néanmoins convaincant, touchant et émouvant.
Jean Dujardin est au top. Bérénice Béjo aussi. Bref, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Je suis sortie de là en ayant envie de faire une petite danse en claquettes, m'acheter un chapeau vintage, et me faire un faux grain de beauté au dessus de la lèvre.
L'histoire n'a rien d'exceptionnel, il n'y a ni rebondissement ni effets spéciaux, on s'attend à ce qui va se passer mais ça fonctionne quand même. On est bien loin du très racoleur Tintin - le Secret de la Licorne, et c'est tant mieux !
Un film à voir donc, ne serait-ce que pour son originalité et sa fraîcheur.
Enfin, pour tout ceux qui pourrait avoir des craintes quand à la longeur du film étant donné que ça cause pas, pas de panique. Au bout d'un moment, on oublie presque que le film est muet tant on est plongé dans l'ambiance, alors foncez !
Et toi, tu l'as vu ?
Plutôt "Tintin" ou "The Artist" ?
C'est quoi ton dernier ciné ?
Bref. Je me suis inscrite à Koh Lanta
Bref.
C'était un dimanche. Je me suis levée et je me suis dit "Et si je m'inscrivais à Koh Lanta?"
Sur le coup, ça m'a paru être une super bonne idée.
On fait des trucs cons des fois, je te jure.
Aussitôt dit, je me suis connecté sur le site de TF1.
J'ai téléchargé, imprimé et rempli le dossier avec soin.
Dans mon élan, j'ai même torché une lettre de motivation trop chanmée qui explique pourquoi je suis la candidate idéale.
C'etait simple.
J'ai dit que j'étais trop belle-trop sympa-trop marrante-trop cultivée-trop spirituelle mais aussi sportive et endurante (on ne rit pas) et surtout que j'aimais bien casser les couilles aux gens.
J'ai pas dit que j'avais peur des araignées et des serpents et que je devenais rouge tomate dès que je courrais plus de 2 minutes 30.
Ni que j'avais des palpitations cardiaques si j'avais pas ma dose de Nutella et que j'étais excécrable si je me lavais pas les cheveux de 2 jours.
J'ai hésité à demander directement un traitement de faveur pour qu'ils me laissent prendre une pince à épiler.
Parce qu'au bout de 40 jours sans avoir vu l'ombre d'une épilation, j'ai bien peur que le résultat soit peu télégénique.
Finalement, je me suis dit qu'on négocierait plus tard.
Ensuite, il a fallu faire 2 photos : un portrait et une en maillot de bain.
Je répète : une en maillot de bain.
Pour l'envoyer par La Poste.
A des gens que je ne connais même pas.
J'ai commencé à angoisser.
Dès que l'homme s'est levé, je lui ai expliqué le pourquoi du comment il devait mettre son talent de photographe à mon service à 10h24 du matin.
Il a fait une tête cheloue.
Je suis allée me mettre en maillot de bain.
J'ai choisi un maillot de bain sportif, celui que j'ai acheté quand j'avais pris la bonne résolution d'aller à la piscine et qui n'a servi qu'une seule fois.
Celui qui dit que je suis une déesse du sport.
Celui qui me serre trop les hanches et qui fait ressortir mon gras.
Je ne savais pas vraiment comment me positionner pour avoir l'air à l'aise au milieu de mon salon, en maillot de bain de sport avec l'homme qui prenait 318 photos ridicules.
Au bout d'un moment, il a levé la tête de son appareil.
Il m'a regardé. Je l'ai regardé. Il m'a regardé. Il a souri.
J'ai dit : "Qu'est ce qu'il y a ?"
Il a dit : "Rien".
J'ai compris qu'il pensait que mon maillot était immonde et qu'il me faisait un gros cul mais qu'il osait pas me le dire.
J'ai dit : "Je suis grosse, c'est ça ?"
Il savait aussi bien que moi qu'il ne pouvait pas répondre "oui" sans déclencher un ouragan.
Il a dit "Non, pas du tout".
On savait tout les deux que c'était un horrible mensonge.
Et puis, il a ri.
Moi beaucoup moins.
Ca m'a agacée. J'ai dit "fais un effort s'il te plait"
Sur les 318 photos, y'en avait 94 où je faisais une tête d'enterrement, 183 où j'avais l'air grosse et 41 où je faisais une tête d'enterrement ET où j'avais l'air grosse.
On a arrêté les frais, j'en ai choisies 2 au hasard et j'ai envoyé le dossier par La Poste.
Depuis, j'espère qu'ils ne m'appelleront jamais.
Bref. Je me suis inscrite à Koh Lanta.
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3848-c-bref.html
Marrakech - Les 10 règles d'or du marchandage dans les souks
Commençons tout de suite le voyage par quelques conseils qui pourront être d'une grande utilité si toutefois tu t'aventurais un jour dans ce joyeux bordel que sont les Souks de Marrakech.
Les 10 règles d'or du marchandage
1. Savoir dire NON
un peu comme quand un inconnu te propose des bonbons ou de monter avec lui en voiture après l'école
2. Ne jamais montrer un intérêt sur un objet
un peu comme quand tu joues la princesse distante avec le-mec-qui-te-plaît-à-mort
3. Ne pas s'étonner lorsque tu demandes un prix, on te répond invariablement : "c'est pas cher". "Oui, mais combien?" "Bon prix"
un peu comme quand tu dis "Chéri à quoi tu penses ?, il répond invariablement "A rien"
4. Lorsque le marchand dit son prix, répondre du tac au tac : "Quoi ??!" (ne pas hésiter à surjouer) Ah non, désolée, c'est beaucoup trop cher!"
un peu comme quand le mec-qui-te-plait-à-mort te propose enfin de boire un verre et que tu dis "non désolée, je suis pas dispo ce soir" juste pour faire la fille qui a une vie.
5. Faire mine de partir (il va te rattraper)
un peu comme ... non c'est rarement le cas d'un homme
6. Annoncer un prix ridiculement bas et s'attendre à une longue partie de bras de fer
un peu comme quand tu t'acharnes à démontrer par A+B que tu as raison. Tu sais faire, je suis sûre que toi aussi tu as toujours raison.
7. Etre un peu moins têtue que moi : lorsque le marchand baisse son prix, augmenter un peu le sien. Sinon, ça ne marche pas.
un peu comme quand tu dois faire des compromis en couple... ca va dans les 2 sens il parait.
8. Ne pas hésiter à faire des blagues au vendeur. Ils ont beaucoup d'humour en général. Au mieux, tu passes pour une fille sympa et il te fait une ristourne supplémentaire. Au pire, tu passes pour une conne.
Un peu comme quand tu veux montrer au mec-qui-te-plait-à-mort combien tu es drôle, sympa et spirituelle.
9. Savoir que les soukiers ont une mémoire de fou : si jamais tu dis que tu reviens plus tard et que tu repasses par hasard devant la boutique, ils se souviennent de toi. Même une semaine après.
un peu comme quand tu promets en l'air à ton homme que tu l'accompagneras au match la semaine prochaine. Il n'oublie pas.
10. Au bout d'un moment, c'est fatiguant. Mais ça reste sympa.
un peu comme ... non rien (enfin, tu vois quoi)
Sur ce, je vous laisse avec ces quelques images !










A suivre : Marrakech Place Jemaa El Fna - By Night
Cet instant là - Douglas Kennedy
Parce que je me suis engagée à le faire et pour étoffer un peu la partie "Chroniques" de ce blog avant d'entammer le récit des tribulations Marocaines, je voulais vous livrer mon avis définitif sur le dernier Douglas Kennedy, Cet instant là.
Je vous en avais parlé rapidement ici, au tout début de ma lecture, aussi je ne reprendrais pas le résumé etc etc ... mais tu peux cliquer sur "ici" si tu t'en rappelles plus.
Donc !
Au niveau de la forme, pas de surprise. On retrouve un gros pavé qui fait peur de 493 pages auquel les lecteurs de Douglas Kennedy sont désormais habitués, ainsi qu'un récit découpé en plusieurs grandes parties. C'est la DK touch.
Au niveau du fond maintenant, ce qui est quand même le plus important : J'étais restée plutôt mitigée voire déçue de Quitter le Monde et relativement septique sur DougDoug. Et bien, je le suis toujours avec ce roman très inégal.
Dès le début, après un rapide éclairage sur la vie actuelle de Thomas, le narrateur, on plonge dans la partie Berlinoise du récit, qui est assez difficile d'accroche au premier abord et il faut faire un petit effort pour se laisser vraiment baigner dans l'ambiance. Le roman est assez fouillé et documenté sur le Berlin des années 70, la ville coupée en deux par ce mur-frontière, on apprend beaucoup de choses sur la RDA et la RFA à l'époque du mur de Berlin, dont certaines continuent de faire froid dans le dos, la Stasi, l'espionage, la délation, la corruption... Un témoignage historique intéréssant bien que parfois à la limité du cliché et remplie de détails (vestimentaires notamment) pas forcément nécéssaires.
Les âmes sensibles se délecteront de la partie fleur bleue, où l'auteur décrit l'amour naissant et idyllique entre Thomas et Petra. Coup de foudre, évidence, Ich liebe Dich, mots doux trop choupis et parties de JEL torrides... Tout y est.
Pourtant force est de constater que certains auteurs NE SAVENT PAS relater la passion, la chimie des corps, l'amour fou qui fait perdre la tête et qui brûle le ventre et Douglas Kennedy fait partie de ceux-ci. On tombe très souvent dans des dialogues d'une platitude terrible, beaucoup trop mièvres et mielleux à mon goût qui rendent l'histoire à la limite du risible. Ca dégouline trop pour être crédible.
Exemple :
- Je veux juste vivre ce moment. Avec toi. Garde moi dans tes bras, très fort. c'est là que je veux dormir maintenant, et demain, et la semaine prochaine, et le mois prochain, et l'année prochaine, et le siècle prochain ...
- Ce qui fera plus de cinquante ans à dormir dans mes bras. c'est beau.
- Je t'aime, Thomas
- Je t'aime, Petra
(Vomissements)
Autre exemple :
- Et moi, je suis la femme la plus heureuse de toute Berlin, ce matin. Ah, je ne quitte plus ce lit... Non, je suis tellement contente que je veux nous servir le petit déjeuner ici.
(...)
- tu as une voix très agréable.
- Compliment accepté mas j'ai deux questions urgentes : un, ton café, noir ou avec du lait ? deux, confiture ou fromage avec ton pain ?
- Noir et fromage, je te prie ?
- Exactement comme moi !
(re vomissements - Peut être que l'une d'entre vous pourrait me donner des cours de romantisme ?)
La meilleure partie selon moi commence à plus de la moitié du roman quand on en apprend plus sur la vraie vie de Petra.
On quitte le mièvre pour un rebondissement qui se faisait attendre et c'est tant mieux. A partir de là, on est pris au jeu, l'histoire s'enchaine et les pages se tournent sans qu'on s'en rendent compte.
Au final, même si "Cet instant là" reste inégal dans sa qualité et qu'il est bien loin d'être le meilleur livre que j'ai jamais lu, j'ai bien aimé ce roman. Il ne faut surtout surtout pas s'attendre au chef d'oeuvre de l'année littéraire mais le prendre comme un divertissement, un moyen de passer un moment d'évasion plaisant, parfait pour une longue soirée d'hiver au coin de la cheminée (ou du radiateur), avec un bon petit thé.
(Infos et news sur l'auteur à retrouver sur sa page Facebook)
Maroc - Bilan de fin de parcours
" Chère Mamie, Un petit coucou du Maroc, où nous passons de très bonnes vacances, il fait très beau et chaud et nous sommes totalement sous le charme de ce pays, ses couleurs, ses odeurs, ses saveurs ... sans oublier la gentillesse de ses habitants. Je t'embrasse bien fort. L."
Entre nous, c'est pas l'angoisse d'écrire des cartes postales en vacances ?
Personnellement, je suis d'une nullité sans fond et bien loin d'avoir le talent de Papillote, qui l'année dernière m'avait envoyé la plus surprenante et originale des cartes postales (je l'en remercie encore!)
Je commence toujours par "un petit coucou du Maroc/Alsace/Allemagne/ Londres/Paris/Lyon " *rayer la mention inutile
Puis toujours le même texte avec quelques variantes sur la météo...
C'est d'une platitude sans nom.
Aussi, pour t'éviter ça et en attendant les reportages de la mort-qui-tue qu'il est probable que j'écrive un jour sur ces tribulations Marocaines, je te propose vite fait bien fait, une petite check-list Part Two... On y go ?
- Dépasser le plafond de retrait limite fixé par sa banque et bloquer sa carte bleue : fait
- Faire un trek en chameau dans le Sahara et crever littéralement de chaud : fait
- Dormir dans un campement touareg en plein désert et crever littéralement de froid : fait
- Passer une soirée inoubliable à regarder les innombrables étoiles avec Moha au son des tamtams : fait
- Ramener du sable dans les chaussures, les cheveux, et même jusque dans sa culotte : fait
- Commencer à en avoir un peu ras le bol des tajines et du thé vert et rêver de surimis, fromage de chèvre et vin rouge : fait
- Acheter 18 paires de babaouches, 23 porte-clés avec des mains de Fatma, 8 portes monnaies en cuir, 1 service à thé, 12 djellabas : fait
- Manger les meilleures dattes de tout le pays, fondantes à souhait : fait
- Avoir la turista en couple : fait
- Être enfermée quelques jours dans la chambre du riad pour essayer d'y survivre : fait
- Vivre des moments aussi épiques qu'éprouvants en se baladant seule à Marrakech : fait
- Amputer le séjour de quelques jours pour éviter que l'homme ne meure sur place : fait
- A la descente de l'avion, faire coucou à des amis imaginaires pour faire croire qu'on est attendu par quelqu'un alors qu'en fait personne ne vient nous chercher : fait
- Trouver ça drôle et pas l'homme qui fait comme si on ne se connaissait pas : fait
- Passer de 25°c à 14h à Marrakech à 3°c à minuit en Bourgogne et avoir le pire choc thermique de sa vie : fait
- Oublier son appareil photo dans l'avion : fait
- S'en rendre compte une fois sur l'autoroute : fait
- Avoir envie de se jeter par la fenêtre de la voiture à 130km/h : fait
- Savoir que l'homme a envie de me jeter par la fenêtre de la voiture à 130km/h : fait
- Boulotter un muffin au chocolat pour essayer de se consoler : fait
- Avoir toujours envie de se jeter par la fenêtre et/ou d'un autre muffin : fait
- Etre à deux doigts d'embrasser le mec des objets trouvés sur la bouche quand il rend l'appareil photo : fait
- Retrouver son Iphone au bout de 15 jours sans portable et avoir envie de lui faire des bisous : fait
- Tomber malade suite au choc thermique : fait
- Avoir 1000 idées d'articles mais ne pas vraiment savoir comment s'y prendre : fait
Bonne semaine à tous et à très vite !
Maroc - Petit bilan à mi parcours
Petit check-point après une semaine de vacances au Maroc :
- Echapper à la mort à chaque fois qu'on traverse une rue : fait
- Etre réveillé chaque matin à 5h par l'appel à la prière : fait
- Boire des litres de thé à la menthe : fait
- Manger un couscous géant à même le plat avec une famille Marocaine : fait
- Se prendre pour une princesse des 1001 nuits sur les toits-terrasses des riads : fait
- Se perdre et marcher pendant des heures au milieu des souks : fait
- Se faire arnaquer et payer 10 fois le prix normal pour un objet : fait
- Glisser dans les escaliers et se vautrer comme une merde sous les yeux eberlués de son hôte marocain : fait
- Adopter la Marocan Way of Life : babouches, djellaba, tatouage au henné : fait
- Tomber amoureuse de tous les petits chats errants : fait
- S'extasier chaque jour devant le ciel bleu et les températures estivales : fait
- Suer comme un veau : fait
- Etre malade comme un vieux chien gâleux juste avant de faire 8h de bus : fait
- S'emerveiller devant les paysages à couper le souffle : fait
- Passer pour une Marocaine à tel point qu'on s'adresse à moi en arabe : fait
- Faire 5489 photos en une semaine : fait
- Craindre de me faire (encore) taper sur les doigts au retour par M. PriceMinister pour ne pas avoir respecter les délais pour l'article sur 1Q84 de Murakami : fait
- Mettre 1h30 pour taper un article sur un clavier arabe : fait
- Parler, rire, échanger avec Youssef, Mohammed, Saïd, , Momo... : fait
- Ecouter Aya, Malak et Naïma (5, 9 et 11 ans) me raconter leurs rituels de prière et leur expliquer en retour comment on fait en France : fait
- Vouloir tout plaquer et s'installer ici : fait
- Tomber amoureuse de ce pays et de ses habitants : fait
A plus pour la suite !
Et toi, le Maroc, tu connais ?
I'm Packing
Dans quelques heures, Monsieur et Madame "Chroniques et Tribulations" partent en vacances.
Pour toute personne normalement constituée, cette perspective très sympathique n'est que joie et allégresse.
Maintenant que tu me connais un peu plus, tu te doutes bien que ce n'est pas tout à fait le cas chez moi.
Car oui, il faut que je t'avoue un truc honteux : j'adore partir mais j'ai une incapacité flagrante à faire mes valises.
Que ce soit pour 2 jours ou 3 semaines, c'est le même problème : je suis prise d'une violente montée d'angoisse que j'ai trop souvent tendance à calmer à coup de pâte à tartiner au Speculoos.
Décortiquons un peu le problème :
Je le regarde l'Homme faire sa valise à J-1, tranquille, en sifflotant (il ne sifflote pas en vérité mais c'est juste pour lui donner l'air détendu), piochant ce qu'il y a dans l'armoire et se passant de ce qu'il n'y a pas. Pour lui, tout va bien, on calcule le nombre de jours et on prend le nombre de tenues en conséquences. Basta.
En 15 minutes c'est bouclé.
Évidemment, c'est un poil plus compliqué de mon côté.
Pour commencer, ça fait environ 1 mois que je passe mentalement en revue la totalité de mon armoire. On avait pas encore choisi la destination que déjà j'étais en train de réfléchir à comment m'habiller (et à faire un peu de shopping en conséquence)
Maintenant qu'on a la destination, le Maroc en l'occurence, l'éventail des possibilités se réduit.
Plus simple me direz-vous.
Oui, sauf que :
- Comment puis-je savoir si, dans 8 jours, j'aurai envie de mettre mon haut bleu plutôt que mon haut vert?
Me faut-il des débardeurs? des tee-shirts normaux? des manches longues ? Peut être des tuniques aussi.
Nombre de hauts préselectionnés : 36
- Est-ce que je prends des jupes ? des shorts ? des jeans ? des pantalons souples et amples en lin ? mais le lin, ça se froisse trop vite. Plutôt en coton peut être. Nombre de bas préselectionnés : 14
- Si on sort dans un endroit un peu classe : il me faut une robe. Voire deux, sur 15 jours, c'est honnête.
Mais dois-je prendre la robe "super classe" dans laquelle je ressemble (vaguement) à Megan Fox (très vaguement), la "moyennement classe" ou la "un peu classe"? Doit-elle avoir des fines bretelles, des manches courtes ou des manches longues ?
Nombre de tenues classe préselectionnées : 5
- Le soir, il se peut qu'il fasse un peu frais. Dans ce cas, dois-je prendre une polaire ? Ok, mais c'est tellement laid une polaire. Une petite veste légère ? un petit bolero ? Cela dit, dans le désert en pleine nuit, tu vas pas faire ta maligne en boléro cocotte. Ok, revenons à la polaire.
Nombre de vêtements chauds envisagés : 7 (+1 veste)
- Ah, faut aussi prendre un maillot de bain. 2 maillots me parait être un chiffre raisonnable.
Nombre de maillot de bain pris : 3
- Passons maintenant aux sous-vêtements. Soyons honnête : trouver 15 ensembles corrects et accordés relève de la pure utopie. Solution : je pioche au hasard et roule le tout en boule, les fourrant dans petits interstices libres de ma valise.
Nombre de sous vetements pris : inconnu
- niveau chaussures : mis à part les 2 indispensables (les baskets et les chaussures de marche), est-ce que je prends mes ballerines ou mes escarpins? (cf éventuelle soirée classe)
Oui mais mes escarpins noirs avec les mini-talons ou les chaussures camel de mon coeur ?
Sinon les ballerines rouges. Mais si je mets le haut vert (cf premier paragraphe), je vais avoir l'avoir d'un sapin de Noel.
Peut être qu'il faudrait rajouter un paire de Birk' aussi?
Ah et pourquoi pas ces chaussures plates avec les rubans en liberty qui s'enroulent autour du mollet?
Nombre de paires de chaussures préselectionnées : 7
Arrivés à ce stade, tu te dis que mon cas est désespéré... Attends, je ne t'ai pas encore parler du domaine où l'on atteint des sommets :
- le nécessaire beauté.
Je suis intransigeante : il me faut tout !
Le shampoing, l'après shampoing, le masque pour les cheveux, mon gel douche, mon gommage, mon maquillage, mon fond de teint, mon mascara, mon crayon pour les yeux, mon ombre à paupières, mes lingettes démaquillantes, ma crème hydratante pour le visage, celle pour le corps, ma brosse à dent et mon dentifrice.
J'ai normalement 2 sèche-cheveux et un fer à frisser mais je conscend à n'en prendre qu'un (gros effort).
Poids de la trousse de toilettes : 14 kilos
En contrepartie de ce handicap assez dérangeant, je crois pouvoir affirmer que je suis experte en tassage de valise, chose que je pourrai éventuellement mettre un jour dans mon CV. Tu crois qu'il n'y a plus la place et que ça ne rentre plus ? Fais appel à mes services ! Crois moi, il y a TOUJOURS de la place.
Donc, voilà une fois cette première sélection faite, j'ai étalé tout ça par petit tas sur le lit.
Il faut maintenant passer à l'étape la plus dure, la deuxième sélection. On est pas près de se coucher.
L'homme me regarde mi-dépité mi-atterré. Je le sens à deux doigts de m'administrer un sédatif.
Ah évidemment, lui sa valise est bouclée depuis 2h30 (ah oui déjà?)
Je tourne, je vire, je sélectionne des vêtements, les place dans la valise, les enlève, en trouve d'autres que je n'avais pas sélectionnés au début qui m'apparaissent tout à coup comme indispensables ... Ce qui bien entendu remet tout à zéro, je ressors les vêtements, les compte, change de valise, regrette de ne pas avoir fait plus de shopping, me demande si j'ai vraiment besoin de ci où ça, (évidemment que j'en ai besoin) (tiens, j'ai perdu l'homme quelque part entre le haut Liberty et le pantalon en lin déjà froissé), je plie, je déplie, je range ...
Et enfin, au bout d'un temps qu'il ne m'est pas possible de donner, le miracle se produit : je ferme ma valise.
On va pouvoir partir l'esprit tranquille. Inch'Allah !
Et toi, ta valise ? Tu gères comment ?
PS : Je te laisse les clés de la maison. Fais comme chez toi. Si tu peux penser à nourrir le chat et arroser les plantes (et non l'inverse), ça serait cool. Et surtout, ne fais pas trop de bêtises. Rendez-vous dans 15 jours !
Cet instant là - Douglas Kennedy
Suite à ma critique pas forcément très jojo sur Quitter le Monde, j'ai été contactée par une agence qui travaille pour Belfond, la Maison d'edition de Douglas Kennedy. Ceux-ci m'ont fait gentiment parvenir en avant-première le nouveau roman de l'auteur qui s'intitule "Cet instant là"
Je dois bien entendu en contrepartie, vous en faire la critique mais étant donné que je pars pour 15 jours (cf prochain billet), il faudra attendre pour une critique complète et définitive.
J'ai parcouru à peine une soixantaine de pages et je dois dire que, comme à son habitude, Douglas Kennedy a le chic pour nous prendre dans ses filets et accrocher ses lecteurs.
Cet instant là est à la fois drame psychologique, roman d’idées, roman d’espionnage mais surtout histoire d’amour aussi tragique que passionnée.
L'auteur nous raconte l'histoire de Thomas Nesbitt, un écrivain New-Yorkais qui reçoit à quelques jours d'intervalle 2 missives qui vont ébranler sa vie : les papiers de son divorce et un paquet posté d'Allemagne par un certain Johannes Dussmann. Les souvenirs remontent ...
Parti à berlin en pleine guerre froide afin d'écrire un récit de voyage, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour une radio de propagande Américaine. c'est là qu'il rencontre Petra. Entre l'Américain sans attaches et l'Allemande réfugiée à l'Ouest, c'est le coup de foudre. Petra racontre son histoire, une histoire douloureuse et ordinaire, dans une ville soumise à l'horreur totalitaire. Thomas est bouleversé. Pour la première fois, il envisage la possibilité d'un amour vrai, absolu.
Mais bientôt se produit l'impensable et Thomas va devoir choisir. Un choix impossible qui fera basculer à jamais le destin des deux amants. Aujourd'hui, 25 ans plus tard, Thomas est-il prêt à affronter toute la vérité ?
Je me repète mais il m'est pour l'instant difficile de donner un avis complet sur ce roman. Le début est prometteur et accrocheur. A voir par la suite si l'effet ne s'estompe pas comme c'etait le cas dans Quitter le Monde, un roman qui démarre fort mais qui traîne un peu trop en longeur à mon goût !
Je vous dirai ça à mon retour, en attendant sachez que vous pouvez retrouver toutes les infos de l'auteur sur sa page Facebook :
http://www.facebook.com/Douglas.Kennedy.France
Et toi, t'en es où de tes lectures ?
Pourquoi je ne suis pas la femme idéale
J'espère qu'elle ne m'en voudra pas mais j'ai eu envie de rebondir sur l'article de Cla, qui m'est apparue comme un modèle de femme parfaite.
Je lui ai même proposé de me donner des cours, d'être mon coach en quelque sorte mais en fait, j'ai bien peur que mon cas soit désespéré.
Du coup, à mon tour j'ai eu envie de lister les 10 raisons qui font que je ne suis pas la F.I. (Femme Idéale)
(Même s'il est évident qu'on me le dit quasiment tout le temps. Genre plusieurs fois par jours. Ok, ça n'est jamais arrivé)
Je ne suis pas la femme idéale parce que :
1. J'aime ni le foot, ni la bière, ni la playstation. Et si des fois je prétend le contraire c'est uniquement parce qu'il faut faire des "compromis"
2. Certains soirs, je préfère lire ou regarder Friends plutôt qu'une partie de JEL (jambes en l'air). Comme dirait Sogirl, je sors mon regard "Touche moi et je te défonce". Par contre, je ne crache jamais sur un macaron Caramel Beurre Salé.
3. Je mange, fume et bois beaucoup trop pour être la femme idéale.
4. J'aime bien rire, mais j'aime bien casser les couilles aussi.
5. Je déteste me balader main dans la main, m'asseoir sur un banc dans un parc, se dire des mots doux pendant des heures ou s'embrasser sous le gui.
5. La vaisselle, ok mais quand y'a plus d'assiettes propres.
Le ménage, mais vraiment quand y'a une transhumance sous le lit
Le repassage, uniquement quand la pile arrive à hauteur de mon épaule.
6. Quand je cuisine un truc, j'ai beau mettre toute la meilleure volonté du monde, ça ressemble jamais à la photo qu'il y a dans le livre. Et on se force à manger sans s'avouer que c'est degeu et qu'on rêve d'un plat de pâtes.
7. Le mariage, c'est bien. Mais pas pour moi. Et les EDVJF (ou je ne sais quoi) encore moins.
8. Les enfants, des fois j'en veux. Après je me dis que ça crie fort et que ça sent pas bon. Mais après j'en re-veux parce que c'est trop choupi. Puis après non. Puis après ... enfin tu vois quoi.
9. Il m'arrive de mentir à l'homme quand il me demande :
- "Elle est nouvelle cette robe?" Je réponds "non, non je l'ai depuis longtemps" uniquement pour ne pas lui avouer que j'ai encore dépensé l'argent que je n'ai pas.
- "Y'a plus de surimis au chèvre frais?" Je réponds "non tu les as fini hier" uniquement pour pas lui avouer que je viens de boulotter le dernier pendant qu'il prenait sa douche.
10. Parfois, je n'écoute pas vraiment quand il me raconte sa journée et je ponctue son récit de "ah oui, c'est fou" mais je sais pas vraiment de quoi il retourne
11. Certains jours sous la douche, je me dis "Oh c'est bon, je me raserai demain"
12. Je n'ai rien de Bree Van de Kamp et quand on doit recevoir des amis ou de la famille, l'évenement me plonge dans une profonde angoisse.
13. Je rédige cet article à 3h28 et il est certain que demain, je n'aurai pas le tête de la Femme Idéale, fraîche et reposée.
14. Parce que je dis que je vais lister 10 raisons et que finalement y'en a 14.
Et toi, F.I ou pas F.I ?
Couleurs d'automne (avec de la private joke inside)
Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui je ne vais parler ni de bouffe, ni de moments de solitude, ni de rien de honteux (Cela dit, rassure toi, c'est prévu pour le prochain billet)
Je ne parlerai pas non plus de landiers ou de gros chênets (oui, c'est ça la private Joke - Désolée... previously on CET)
Non aujourd'hui, je voulais juste vous faire partager quelques clichés.
Parce que même si mon coeur appartient au Sud et à Marseille et même si parfois la Bourgogne me sort par les yeux, il n'en reste pas moins que c'est une très belle région.
Surtout au début de l'automne, quand les vignes qui s'étalent perte de vue, se parent de couleurs chatoyantes.
Au coucher du soleil, c'est tout simplement sublime ...
Quand je pense au nombre de bouteilles de bon vin rouge et blanc que que tout ça va donner .... slurp, j'en salive d'avance !
Ok, on avait dit pas de bouffe aujourd'hui mais l'alcool c'est pas pareil non ?
Au passage, j'en profite pour te dire que si un jour tu passes dans la région et que tu visites cette belle ville de Beaune (quelques photos là et là), fais moi un signe bien sûr. Je mords pas en général. On ira boire un verre de Nuits-Saint-Georges (je serai sans doute un peu plus drôle après le verre)
Crédit photo: SJ pour www.chroniquesettribulations.fr






















