Coton tige et autres réjouissances

Voilà.
Je pensais avoir touché le fond à devoir parler de boutons chelous, coloscopie et fesses pourries à mon amoureux.
Et bien non.
Lundi, soit la veille de mon départ à l'hôpital, il m'est arrivé un truc particulièrement sordide.
Alors que je sortais de la douche et que je me gratouillais les oreilles avec un coton tige, le coton du coton tige est resté DANS MON OREILLE.
Premier réflexe complètement stupide (mais humain) : essayer de le rattraper.
Chose à ne jamais faire car l'effet produit est inévitablement de pousser encore plus loin le coton de manière à ce qu'il soit cette fois entièrement hors d'atteinte.
Call me winneuse.
J'ai enfilé un peignoir (oui, je me nettoie les oreilles entièrement nue) (ce blog n'a jamais été aussi érotique) et suis sortie de la salle de bain comme une furie.
- "Chériiiiiiii, il faut que tu m'aides !!"
- "Qu'est ce qu'il se passe encore?!" (je ne peux décemment pas lui reprocher ce "encore")
Je lui explique, un peu honteuse, le drame qui s'est joué dans la salle de bain et qu'il faut qu'il retire un bout de coton coincé dans mon oreille.
Il a fait une drôle de tête mais a eu la délicatesse de ne pas faire de commentaire si ce n'est "apporte moi une pince à épiler", puis il m'a allongé la tête sur ses genoux.
C'est à ce moment là que, son fils, qui passe pourtant toute sa journée dans sa chambre sur la playstation et que l'on aperçoit uniquement quelques minutes à l'heure des repas, a jugé bon venir nous voir.
"Papa, il faut qu'on aille acheter des trucs pour l'école"
Allongée en peignoir (toujours nue remember?) sur les genoux de mon mec qui me triturait l'oreille, c'était la réunion de famille la plus cool du monde.
J'étais terrorisée à l'idée qu'un de mes seins se fasse la malle du peignoir à l'instant où l'on s'y attendrait le moins.
Il a dit : "Attends Chéri, on en parle tout à l'heure".
Je l'ai aimé comme jamais.
Il a alors continué sa besogne avec application.
On se serait cru dans une partie de Docteur Maboul mais version humaine.
"Biiiiiiiip, tu viens de me toucher le tympan. Je suis sourde."
Au bout de 2 minutes, il a extrait le coton et nos vies ont repris un cours normal.
Avec encore un peu moins de dignité pour moi.
Mais comme on dit : foutu pour foutu.
PS : sinon, 3 infos cruciales à vous communiquer qui ne manqueront pas de vous ravir :
1. je me suis fait opérée mardi et même si je n'ai pas souvenir d'avoir connu - et de connaître encore - pareille douleur, je suis bien contente que ça soit fait. Si mon esprit machiavélique trouve une façon marrante de vous raconter tout ça, je n'y manquerais pas. Sinon, ça n'a pas grand intérêt de savoir que j'ai un cul tout neuf (et superbe, dixit le chirurgien)(je sais merci)
2. Nadine a encore réussi à s'inviter à manger chez nous dimanche (soit demain). J'ai eu un mini-orgasme d'entendre Chéri dire publiquement au groupe de copains qu'il ne l'aimait pas trop et qu'elle était lourde. Et les autres de répondre : "c'est vrai qu'elle est lourde"
3. J'ai dit à Chéri "Viens on mets du laxatif dans son verre dimanche!" (non parce qu'avec mon opération, moi c'est everyday les laxatifs, donc je maîtrise le dosage toussa toussa). Je pensais que, comme toute personne sensée, il allait répondre que j'étais folle mais il a dit "Ah ouaiiiiis. Bonne idée ! et on lui fout la honte chaque fois qu'elle sort des toilettes!". Des coeurs sont sortis de mes yeux, je te jure que c'est vrai.
Et toi, quoi de neuf ? Tu vas bien ?
Tu fais quoi pour ce long week-end ?
Jalousie.

Je n'ai jamais été jalouse.
Au contraire, jusqu'à présent, j'étais plutôt le genre de fille à dire : "Ouaiiiiis, je n'appartiens à PERSONNE et mon mec ne m'appartient PAS. On est des personnes libres et indépendantes." (Des fois, je suis vraiment une sacrée connasse)
Donc, ça c'était avant.
Avant que je ne passe la plus affreuse des soirées samedi.
Pour résumer, c'est comme si un scénariste avait mis en scène mes pires angoisses et qu'on m'avait obligé à les regarder en face de 19h à 1h du matin.
Depuis 1 an de relation, j'avais déjà eu tout le loisir de constater que les charmes de mon bien-aimé ne laissaient pas ces dames indifférentes.
Surtout qu'en soirée, Chéri, c'est le boute-en-train du groupe. Tu sais, celui qui a toujours un truc à raconter et qui fait rire tout le monde. Non pas le relou... le mec charmant, intelligent, cultivé et drôle. Celui grâce à qui tu sais que tu vas passer une bonne soirée. (je l'aime)
Bref, toujours est-il que, si j'avais déjà remarqué que certaines ferait bien de mon futur mari leur quatre-heures, tout ceci s'est toujours déroulé dans la discrétion et le plus grand respect quand elles comprennent qu'il n'y a pas moyen rapport qu'il est avec moi et qu'on s'aime pour la vie EVER.
Samedi donc, nous avions invité chez nous une quinzaine d'amis pour un repas, les uns amenant la boisson, les autres le plat, un autre l'apéro ou le dessert ... Le genre de truc à la bonne franquette que j'adore.
Tout le monde arrive, ainsi que Nadine (que nous n'avions pas invitée mais qu'à cela ne tienne : "plus on est de fous, plus on rit")
Tu m'étonnes qu'on va rire.
Nadine... J'avais déjà eu la chance de la rencontrer quelques jours auparavant et j'avais déjà remarqué qu'elle était reloue, à baver d'envie devant mon mec (Oui, c'est MON mec désormais).
On s'affaire en cuisine pour préparer le repas puis tout le monde va prendre l'apéro sur la terrasse.
Tout le monde sauf moi qui me suis retrouvée je ne sais comment à devoir tartiner genre 1 milliard de toasts.
Une fois ma besogne effectuée, je sors rejoindre la petite tribu, et là je m'apercois non seulement que Nadine s'est mise à côté de Chéri et qu'ils sont en pleine discussion, (Nadine riant à pleines dents, les nichons à l'air)(enfin quasiment), mais que la seule et unique place restante autour de la table se situe à l'exact opposé d'eux.
Nadine me jette un coup d'oeil genre "dommage pour toi ma Chérie" et Chéri de dire "Ah mon amour, tu étais où? Prends une chaise et viens à côté de moi".
DANS TES DENTS, PETASSE.
Bien décidée à continuer l'observation de la bête avant de lancer ou non une offensive, je la joue cool et je m'installe finalement à l'opposé; on discute avec les copains, on picole, on mange etc etc ...
Tout en discutant, je la regardais du coin de l'oeil et quand je me suis aperçue qu'elle pourrait rire à tout et n'importe quoi (même s'il lui disait que suite à l'effondrement de l'immeuble au Bangladesh, le bilan s'etait encore alourdi par exemple), ça a commencé à m'agacer.
Les heures défilant et les verres de rosés s'enchainant, Nadine est passé à la vitesse supérieure. C'est bien simple, on aurait dit mon chien qui le suivait partout. Elle ne l'a pas lâché des yeux de TOUTE la soirée, nous regardant avec insistance quand on se bisoutait en douce dans la cuisine, se mettant à côté de lui dès que possible, sortant sur ses talons dès qu'il allait prendre l'air.
A un moment, on aurait même dit qu'elle était chez elle. Elle s'est mise à faire la vaisselle, à chercher des assiettes pour le dessert et à dresser la table. Genre "regarde comme je suis une bonne femme d'intérieur".
Je crois que si elle avait pu pisser tout autour de lui pour marquer son territoire, elle l'aurait fait.
Tout ceci aurait pu être drôle si je ne l'avais pas prise en grippe depuis longtemps ... D'autant que le meilleur restait à venir. La cerise sur le gâteau a été quand tout le monde s'est mis à danser, qu'elle s'est mise derrière lui (non mais allo?) et qu'elle a collé SES mains (dégoûtantes) autour de lui.
Là, j'ai pété un câble intérieur et Chéri l'a senti. Il s'est éloigné du monstre et est venu me voir :
- "Viens danser avec moi" qu'il me dit
- "J'espère que tu plaisantes"
- "Elle est lourde! si tu viens, elle arrêtera"
- "Tu crois vraiment que j'ai envie de danser, là, maintenant, tout de suite?!"
Je lançais tellement d'éclairs avec mes yeux qu'il a jugé bon d'aller dans la chambre pour discuter.
J'ai dit : "Il se passe quoi là?"
Il a dit : "Je sais pas, elle me lâche pas!"
J'ai dit : "Ouais ça j'ai vu, t'inquiètes pas. Mais c'est normal, tu entretiens son jeu ! Tu minaudes, on dirait un adolescent"
Règle n°1 de la jalousie : Accuser celui qui n'est pas en tort et qui n'a rien fait.
Il répond "Mais t'es folle ! Elle ne me plaît pas du tout"
Je dis "Je sais ! Elle est moche! Mais là tu es donc en train de me dire que si elle te plaisait, tu foncerais"
Règle n°2 : Ne pas hésiter à détourner tout ce qui est dit.
Il dit : "Mais N'IMPORTE QUOI !!"
Je réponds : "C'est toi n'importe quoi"
Règle n°3 : Rien ne vaut une conversation entre adultes.
Il dit : "Que veux-tu que je fasse ? Je peux pas l'éviter, elle me suit partout, ou la mettre dehors, elle ne fait rien de mal."
Je réponds : "Rien de mal ?! Elle me manque de respect sous tes yeux, sous notre toit"
Règle n°4 : Ne pas hésiter à transformer une soirée entre amis en crime ignoble.
Chéri m'a finalement convaincue de sortir de la chambre où j'avais la ferme intention de rester et la soirée s'est terminée tranquillement (j'avais pris la décision de me saouler et d'ignorer l'existance de l'ennemie).
Une fois tout le monde parti (Nadine ayant eu le culot de me remercier pour cette "super soirée")(oh mais de rien), j'ai pleuré.
Règle n°5 : Allez y à fond dans le RI-DI-CU-LE et l'exagération.
Chéri m'a serrée fort et il m'a fait des bisous même si mon nez coulait. Il m'a dit que j'étais complétement timbrée mais que j'étais la femme de sa vie.
Après on s'est couchés dans la position des petites cuillères (mais pour dormir) et on s'est serrés toute la nuit alors que Nadine a dormi toute seule dans son lit froid.
Et ça, je peux te dire que j'ai kiffé ma race.
Et toi, jalouse ou pas jalouse ?
Le billet "J'adore" du vendredi
Youpi, youpi, c'est vendredi !
Jour qui, pour le commun des mortels, est synonyme de ouatchacha et de réjouissances.
Pour moi, vendredi est un jour normal... Disons comme un jeudi rapport que je travaille le samedi.
Je suis bien consciente que tout ceci n'a pas le moindre intérêt si ce n'est de m'avoir fait perdre le fil narratif de cet article.
Ok.
Ok, j'avoue... il n'y a jamais eu de fil narratif dans cet article.
Ah si !
Le vendredi donc on est contents et donc mieux qu'un billet "J'aime" comme l'autre fois, ce sera un billet "j'adore".
(Un billet à haute teneur en greluchage)(mais avec de l'amour dedans)
J'adore: L'autre soir quand je suis rentrée du travail, j'ai trouvé Chéri dans son atelier. Il m'a dit "je suis tout sale". J'ai dit "Je m'en fiche" et on s'est serrés fort. Il sentait la peinture et l'essence de térébenthine. J'ai cru fondre d'amour.

J'adore : Mon cerisier en fleurs. Et le regarder par la fenêtre de ma chambre, allongée sur le lit.
J'adore : Apprendre par une visite chez le véto que ma boulette d'amour est née le même jour que moi.
J'adore : mon nouveau tee-shirt de chez Mango (where else ?).
"Last night a blogger saved my life"
J'adore : Mon nouveau carrot pant de chez Promod et ma robe ethnique de chez Mango (where else ?)
Je n'aurais jamais cru acheter un carrot pant de ma vie EVER (je croyais que c'était le genre de truc fait pour les filles qui font du 34).
Mais, en l'essayant, je me suis aperçu que c'etait aussi confortable qu'un pyjama.
Un pyjama socialement acceptable au bureau, je dis oui ! (ou pas, je vous dirai).
Attends, je reviens, je vais ouvrir un blog mode.

J'adore : Mon sac cabas Kusmi Tea plus-kitsh-tu-meurs mais 1000 fois plus joli qu'un sac cabas Carrefour, on est d'accord.

Jadore : Le lilas et ma bague "Lilas" (plus-kitsh-tu-meurs aussi).
Un blog mode ou un blog photo ? J'hésite
J'adore : Boulotter du reglisse devant la télé, dérouler le rouleau en entier et le manger avec Chéri comme dans la belle et le clochard.
Et toi, des coups de coeur dernièrement ?
Tu vas faire quoi ce week-end ? (comment ça, ça n'a rien a voir?)
PS : T'as vu comment je suis trop ON FIRE du blog en ce moment.
L'après-travail selon Liliane

Entre 2 rdv pas rigolos de toubibs qui veulent m'ouvir le bide, j'ai reçu dernièrement un mail d'une agence de Relations Publiques m'invitant à un Afterwork Beauté à l'academie "L'oréal Professionnel" de Marseille.
Cette phrase est la phrase la plus biatche que j'ai jamais écrite, je le concède.
Genre comme si j'étais invitée tous les jours par des agences de RP à des Afterwork L'oréal.
Genre comme si les mecs de L'oréal avaient besoin que Laurie parle d'eux sur CET.
Genre.
Si je n'ai toujours pas compris quel était l'intérêt de cette soirée, je me suis dit que cela ne pouvait pas me faire de mal de prendre un peu soin de moi dans cette période où glamour semble être un mot définitvement rayé de mon existence.
D'autant que sur le papier le programme avait l'air sympatique : manucures pop, brushings glamour et chignons Trendy (si tu ne sais pas ce que veux dire Trendy, sache que tu n'es pas seul(e))
Ça c'était sur le papier.
En vrai, c'etait différent.
Déjà j'arrive et je donne mon nom au mec en costard à l'entrée (beau comme un Dieu et qui avait du passer autant de temps à la salle de Gym que moi sur le canapé à bouffer des Milkas).
Après 2 ou 3 secondes de flottement, il est devenu évident que je n'étais pas sur la liste.
Genre "Bonjour, je suis une pauvre fille qui essaie de se taper l'incruste".
D'entrée, ça te fout un sacré sentiment de bien être, j'te dis pas.
Le temps que Brad éclaircisse tout ça, je souriais niaisement aux filles derrière moi pour m'excuser de les retarder tout en essayant de les convaincre que j'étais vraiment inscrite. Certaines me regardaient d'un air compatissant (ma pauvre, j'aimerais pas être à ta place), d'autres ne me regardaient pas du tout et étaient plongées dans leur smartphone, et d'autres me lançaient des regards dépités (ça va, dis le que tu n'es pas inscrite et laisse nous passer).
Ca a bien duré 5 grosses minutes (ce qui est long quand tu es dans une situation embarrassante) avant qu'ils n'acceptent ma présence.
Finalement, c'est parce que j'étais inscrite à Laurie Blogueuse Chroniques et Tribulations.
Et ça, ça leur en a bouché un coin à Brad et aux meufs.
Une très jolie fille d'environ 2m50 qui n'avait jamais du manger un seul milka de sa vie et qui avait en plus le culot d'être adorable m'a ensuite accueillie. Elle m'a donné un sac contenant un mini vernis Essie et m'a dirigé vers le buffet.
Genre comme si j'avais l'air d'avoir besoin de bouffer.
Il était 18h45 et ils voulaient me faire boire du champagne.
J'ai dit "non merci, je vais plutôt prendre de l'eau"
- "Pétillante?"
- "Oui s'il vous plaît"
- "Badoit ? Périer ?"
Pour les faire chier, j'ai dit "Vous n'avez pas de la San Pellegrino?"
Il m'a dit : "Non"
J'ai dit : "Plate alors"
Je riais toute seule dans mon verre d'eau mais comme j'étais vraiment seule, c'était un peu triste, en fait.
J'ai fait semblant de m'intéresser à des shampoings qui coûtent une journée de travail exposés dans le hall, sans avoir bien sûr aucune intention de les acheter.
Ensuite, je me suis dirigée vers la salle où avait l'air de se passer la sauterie.
Une femme m'a accueillie et, sans trop me demander mon avis, elle a jugé bon de me faire tester le brushing au Steampod. Un coiffeur très gentil s'est effectué.
J'ai fait semblant de ne pas avoir remarqué le photographe qui me photographiait pendant la coiffure et je faisais semblant d'avoir l'air cool tout en parlant avec le coiffeur. Genre "Helloooo, je suis complètement habituée à être prise en photo à la dérobée".
Grâce à l'association Kératine + vapeur du Steampod, il est vrai que j'avais des cheveux de déesse.
Dans un moment de folie, j'ai pensé me l'offrir mais quand il m'a dit le prix, je me suis dit que j'allais attendre un peu.
Bien contente de ma chevelure, j'allais ensuite d'un pas assuré vers la manucure. La même femme m'ayant dirigé vers la coiffure m'arrête en plein élan et me dit "ah non mais c'était l'un ou l'autre. Soit la coiffure, soit la manucure".
Dans ma tête, j'ai dit "Connasse, tu es en train de me dire que j'ai fait 1h de détour et que j'ai tourné une demi heure pour me garer pour 3 bouclettes ? Et montrer ma sale gueule cernée sur la page Facebook de L'oréal et ainsi être la risée du monde entier ?"
Ça c'était dans ma tête.
En vrai, j'ai dit "Ah bon, d'accord" et je suis partie.
Avec les bouchons et tout, je suis rentrée à la maison à 21h et quand il m'a vu, Chéri m'a dit "Mais ...qu'est ce que t'as fait à tes cheveux ?".
J'ai eu envie de pleurer puis on s'est fait des pâtes au beurre.
Après, ça allait mieux.
Et toi, tu sais ce que ça veut dire trendy ?
Bonne semaine !
It's not lupus #2

Figure toi que, ces temps-ci, non contents de ne jamais avoir disparus, mes boutons du cul (qui n'existent désormais qu'au pluriel) fleurissent comme les cerisiers au japon.
Sans doute un des miracles du printemps.
Pire encore, j'ai eu des douleurs insoutenables au bide pendant des jours et j'ai douillé comme un vieux chien galeux.
Je n'avais aucun doute : mon système digestif entier était en train de pourrir.
J'ai donc ravalé ma fierté et suis allée reconsulter une nouvelle fois.
C'était un mardi.
En m'auscultant (toujours à 4 pattes mais là ça va, j'ai pris le coup), la femme s'est affolée et a dit : "OULA LA ! Ça a complètement changé d'aspect ! IL FAUT PASSER UNE COLOSCOPIE AU PLUS VITE !!!"
J'ai entendu : "Vous allez mourir. On va juste vérifier combien de temps il vous reste"
Je vous jure, je fais pourtant des efforts sur l'hypocondrie.
Elle a poursuivi : "On est mardi donc à partir de ... maintenant vous êtes au régime sans résidu (Sans quoi?), rdv avec l'anesthésiste ce soir à 17h à l'hopital (où ça ?), jeudi soir vous allez boire 1l de Moviprep (de quoi?), je vous préviens c'est dégueulasse! Ça va vous faire évacuer tout ce qu'il sera possible d'évacuer (c'est à dire?), vendredi matin à 6h (du matin?), vous recommencerez et vous vous viderez encore, interdiction de manger entre jeudi midi et vendredi soir (quoiiiii?) et on se revoit vendredi aprem pour la colo à l'hopital, ça fera 45€"
Aussitôt sortie du cabinet, j'ai fondu en larmes.
Je vous jure, je fais pourtant des efforts sur l'émotivité.
Persuadée de vivre mes dernières heures sur cette terre, j'ai attrapé mon téléphone et j'ai appelé chéri en quête de réconfort.
Malgré une couverture réseau excellente, la conversation à donné à peu près ça : "Il...faut...que...je...fasse...une...colo...scopie...vend..redi... j'ai...rdv...avec...l'anés..thé...siste...ce...soir...à...17h... A L'HOPITAAAAAAL ... pruuuuufffff (là je me suis mouchée) ...Je ...dois...faire..un...régime...Bouuuuuuh.... Tu ... m'amènes...dis ?
Bien sur, Chéri m'a ammenée. Ce n'était qu'un rendez-vous avec l'anesthésiste mais il me serrait très fort la main.
Ça me faisait mal mais j'ai rien dit (J'étais sûre qu'il savait que j'allais mourir)
Les jours suivants, j'ai donc suivi un régime sans résidu qui est très simple : le midi du riz. Le soir, des pâtes.
Basta. (En vrai, tu as le droit de manger d'autres trucs mais je suis genre légèrement excessive)
Chéri m'a dit qu'il ferait pareil que moi en guise de soutient moral mais il n'a tenu sa résolution qu'environ 1h.
Le vendredi, avant de partir à l'hopital, alors que j'avais pas mangé depuis 26h, il s'est envoyé du chocolat sans même prendre la peine de se cacher. Le salaud.
Bref, le moment le plus succulent de cette délicieuse aventure a été le jeudi soir. Jour du Moviprep.
J'avais prévenu les mecs : INTERDICTION FORMELLE d'approcher la salle de bain à moins de 3 mètres pendant toute la soirée. (Ce qui les a arrangé, je crois (les ados détestent se laver))
Le Moviprep, comment dire ...
C'est une solution buvable transparente mais qui a le goût et la texture du PAIC Citron. Le genre de truc qui te colle la nausée direct quoi.
En 1h, tu dois en boire 1L + 2 autres litres d'eau.
Au bout de 3 litres de flotte dans le bidou, tu as l'impression soit que tu vas mourir d'une explosion intestinale (ce qui n'est pas entièrement faux) soit d'être enceinte d'un aquarium.
Je vous passe les détails sordides de la vidange qui dure bien 4 heures.
Entre deux, j'ai eu le temps de me faire un masque, les ongles des mains et des pieds, m'épiler les sourcils, lire, écouter de la musique et aller sur Facebook. Tout en évacuant mes 3 litres, remember ?
Quand j'ai rencontré Chéri, j'avais trouvé bizarre d'avoir un canapé dans la salle de bain.
En fait, même pas un canapé mais un morceau de canapé, ce qui est encore plus bizarre.
Je me disais "ouais, c'est un artiste, donc il fait des trucs chelous".
Aujourd'hui, je suis en mesure d'affirmer que : qui ne comprend pas l'utilité d'un canapé dans une salle de bain n'a jamais pris du Moviprep de sa vie.
Le lendemain matin, rebelote de 6h à 11h du mat avant de partir à l'hosto.
C'était pas peu dire que j'étais vidée. Légère comme une plume.
Pour finir, la coloscopie s'est tellement bien passée et j'ai tellement été cool (avant qu'ils m'endorment, j'ai fait des "traits d'humour" pour dissiper ma gêne car j'avais clairement vu qu'on voyait mes seins à travers la chemisette) (je ne suis pas qu'un corps, merde), que pour me revoir, ils ont décidé de m'opérer dans 1 mois.
4 jours d'hospitalisation + 15 jours de convalescence.
Et ouais.
Qu'est ce que tu veux, y'en a qui ont de la chance et d'autres pas.
Salope de Gisèle Bundchen.
Edit : J'ai oublié de vous dire. Après la colo, je suis repartie avec un dossier garni de photos de mon cul. Et ça, c'etait quand même un des trucs les plus cools de ma vie.
La tête à l'envers

Alors voilà ...
Quasiment 15 jours nous séparent de mon dernier article et contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas le manque d'inspiration qui me manque. Bien au contraire, la vie m'a offert des idées d'articles à foison (livrées sur un plateau d'argent).
Avec toutes les péripéties pas très folichonnes survenues ces derniers temps, me manque juste le temps de mettre tout ça en forme.
Par exemple, j'aimerai beaucoup vous raconter :
- Mon premier test de coiffure à domicile, ou comment j'ai passé 2h à me faire coiffer par une déesse avec mon chien qui me léchait les pieds et comment depuis, j'entretiens une relation d'amour intense avec mes cheveux.
- ou ma coloscopie, passée vendredi dernier. Ou plus exactement sa préparation - qui est l'exact équivalent d'une vidange mais pour humain - et qui est, il faut bien l'avouer, à la fois LA solution contre toute forme d'égo et LE moyen imparable pour savoir si ton couple est solide ou non.
- ou bien mon obsession alimentaire actuelle pour la pistache (non, je ne suis pas enceinte)
- ou encore vous faire une rétrospective du mois de Février et Mars.
- ou comment j'ai explosé mon iphone par terre et après avoir fait une tirade du genre "non, je ne veux plus d'iphone, c'est aliénant et c'est le symbole même de la vie consumériste", j'ai déboursé 380€ pour en avoir un autre dès le lendemain.
- ou enfin vous expliquer que je ne répond plus de moi chaque fois que je rentre chez Mango, ce qui, bizarrement, m'arrive assez fréquemment en ce moment.
Bref, j'ai tellement de choses à raconter que je ne sais plus par où commencer.
Mais je reviens très vite. Juste le temps de me remettre la tête à l'endroit.
Et toi, ca va ?
Oups ...
Lundi matin, alors que Chéri trouvait son tee-shirt "légèrement défraîchi" et qu'il manifestait le souhait d'en acheter un autre en remplacement (douce folie), j'ai dit : "Mais pourquoi tu veux acheter un tee shirt noir? T'en as plein !"
Après, j'ai analysé notre penderie.
J'ai eu honte.
Car ce que la photo ne mentionne pas, ce sont :
1. Les 6 autres tiroirs non visibles sur l'image (avec mes affaires bien entendu)
2. Les vêtements et autres vestes et manteaux qui ont investi la place libre dans les penderies de ses enfants
3. Le placard à chaussures qui ne contient que mes chaussures
4. Les cartons stockés au garage avec mes vêtements d'été.
Bonjour la gonzesse envahissante.
Dans un élan de générosité et pour attester de mon amour sans borne, je suis donc partie lui en acheter 2.
Mais il y a eu comme un bug en chemin.
Quant à ses tee-shirts, il n'y avait plus sa taille. Je te JURE que c'est vrai.
Ce qui fait que je être obligée d'y retourner. Et ça, c'est vraiment benêt.
*Je valide mon inscription à Paperblog sous le pseudo Laurie6882*
4 murs et 1 toit

Y'en a qui disent qu'ils aiment bien venir sur CET pour rigoler...
Hum. A vous tous, pardon.
Il est important de vous prévenir que ce billet ne sera pas super-poilant parce qu'aujourd'hui, je suis triste.
Et ben ouais... Mais c'est ça aussi un blog d'humeurs.
Non parce que si tu veux de la culotte gainante ou des boutons du cul tous les jours, tu peux aller sur VDM, ils font ça très bien.
Bref ...
Je disais donc que je suis triste parce que la maison de mon enfance à été vendue.
Les murs dans lesquels je suis née et j'ai grandi, qui ont accueillis tant de rires, de pleurs, de cris, de fêtes et de vie ... appartiennent désormais à d'autres.
Ce ne sont que des murs, me direz-vous, et vous aurez sans doute raison.
Mais pour moi ce ne sont pas n'importe quels murs.
Ce sont des murs qui avaient été façonnés presque entièrement par mon père et c'est seulement aujourd'hui que je me rends compte de toute la force, la sueur, l'énergie et l'Amour qu'il avait mis ... pour que nous, sa famille, ayons un foyer.
Avec ces murs, je quitte aussi une ville, un quartier que j'aimais et dans lequel je n'aurai plus aucune raison de revenir.
Je n'arpenterai plus les trottoirs sur lesquels j'ai marché des milliers de fois...
Je ne ferai plus jamais ce chemin jusqu'à la boulangerie...
Je n'attendrai plus jamais le bus à cet arrêt de bus...
Je n'acheterai plus jamais le journal chez le marchand qui me disait que j'étais son soleil ...
Désormais, ma vie continue ailleurs et le fil qui me reliait encore un peu à l'enfance est définitivement coupé.
Peut être est-ce une bonne chose.
Le couple qui a acheté la maison a 2 petites filles. Exactement comme mes parents quand ils s'y sont installés.
J'espère que ma chambre sera celle d'une des deux petites filles.
Peut être qu'elle aussi mettra des posters aux murs (posters qu'elle enlevera plus tard parce qu'ils seront trop ringards pour les remplacer par les photos de ses amis)
Peut être qu'elle aussi passera des heures sur son lit au téléphone à faire des confidences entre copines et des soirées pyjamas qui n'en finissent pas.
Peut être qu'elle aussi fera des essais de tenues et de maquillage devant sa glace et qu'elle se trouvera toujours soit trop grosse soit trop moche.
Peut être qu'elle aussi passera la soirée à pester et à trouver ses parents "vraiment trop cons" parce qu'elle aura pas eu le droit de sortir, à deux jours du bac.
Quand ses parents seront partis, peut être qu'elle attendra en tremblant la visite du garçon qu'elle aime et qu'ils feront l'amour sur son lit.
Peut être qu'elle aussi, un jour, restera des heures à pleurer dans son oreiller parce que le garçon en question ne viendra plus jamais la voir.
A cette petite fille, je voudrais lui caresser les cheveux et lui dire "tu sais, on crois toujours que c'est grave ce qui nous arrive, mais tu verras, ça va passer ..."
(PS : demain sur CET, apprends à faire un noeud à une corde pour te pendre)
Et toi, la maison de ton enfance ?
Celle qui avait un chien

Depuis que Galaminichat est au paradis des animaux, il manquait clairement de la vie dans la maison.
Si on était tous d'accord pour prendre un autre animal, il s'est assez vite posé un autre problème car Chéri, ses enfants et moi, on est clairement pas sur la même longueur d'ondes niveau compagnons à 4 pattes.
Ils aiment les gros chats et les petits chiens.
Moi, j'aime les petits chats et les gros chiens.
Et à 3 contre 1, je n'étais clairement pas en position de force.
Aussi, entre 2 coquillettes, quand on discutait le soir de "keskonvaprendrecomchien" et que les mecs ont choisi soit un carlin soit un bouledogue français, j'ai eu la déglutition difficile.
La peste ou le choléra ?
Tu préfères manger des chenilles vivantes ou sentir la tranpiration jusqu'à la fin de tes jours ?
Bonjour le dilemne cornélien.
Déjà le carlin, c'était no-way. C'est le chien de l'ex de Chéri donc pas question de penser à elle dès que je regarde le chien. Non mais allo quoi, comme dirait l'autre.
Mais comment dire ça sans passer pour une dingue? Il fallait la jouer fine pour les amener à autre chose sans avoir l'air d'être une hystérique jalouse et faire semblant que je suis détendue du string (ou de la culotte gainante)
Aussi, quand ils m'ont posé la question pour savoir ce que je préférais, j'ai dit très solennellement : "bon... (la j'ai posé ma fourchette et j'ai joins mes mains pour accentuer la solennité) Puisque vous me demandez, je vais vous dire la vérité (petite pause d'une seconde, ils étaient suspendus à mes lèvres) : Je DETESTE ces chiens. (après coup, je me suis dit que j'avais peut être un peu trop accentué le "déteste"). Mais ... si ça fait plaisir à tout le monde, je veux dire, que ça vous rend heureux, alors ça me fait plaisir aussi. Et puisqu'il faut choisir entre les 2, je préfère quand même le bouledogue.
Piouf, si tu avais vu ça ... les mecs sont restés scotchés par tant de bonté.
Mère Teresa, sors de ce corps.
J'étais à peu près certaine que le temps qu'on trouve le chien qui nous convienne etc etc les poules auraient des dents mais comme de par hasard (le hasard n'existe pas), quelqu'un de notre entourage nous a fait savoir qu'un petit bouledogue français de 2 ans cherchait un nouveau logis après le décès de sa maîtresse.
J'étais deg, je te raconte pas, et quand ils nous ont envoyé une photo, j'ai cru mourir.
Finalement, on est allés le voir sur place et dès notre arrivée, le chien est littéralement resté scotché à moi pendant la demi heure de notre visite. Avec ses petits yeux tristes et ronds, je l'entendais me dire : "Je sais, je suis très laid, mais Aime moi por favor"
C'est du délire bien entendu. Tout le monde sait bien que les chiens ne parlent pas espagnol (Enfin, sauf les chiens espagnols)
Bref, quand on est repartis, j'étais amoureuse et une semaine plus tard, il était le 4ème mec de la maison.
Il ronfle non-stop, il rote et il pète, mais c'est le chien le plus gentil du monde et quand il me regarde avec ses grands yeux et qu'il me fait la fête quand je rentre du travail, je ne suis qu'amour.
Des fois, mais seulement quand on est tous les 2, je lui dis même : "Viens voir maman ma boulette d'amour" et on se fait des calins.
Ouais, je sais, ça craint.
Moralité(s) :
"Ne jugez pas un livre à sa couverture" Proverbe
"L'apparence du corps n'est pas toujours le reflet de l'âme" Georges Sand
"Le ridicule est qu'on cultive l'apparence à l'encontre d'autrui jusqu'à s'imaginer qu'elle est vérité..." Kant
"Ce n'est pas parce qu'on a l'air de s'être pris un bus en pleine gueule qu'on ne peut pas être aimé" - Laurie Chroniquesettribulations.
Et toi, des animaux ?
C'est quoi tes chiens préférés ?
La culotte #2
Alors voilà ...
Tu te souviens peut être de mes mésaventures avec ma culotte de grand-mère dite aussi "culotte de règles" pour certaines ou encore "culotte archi-pourrave" pour les autres.
Quiconque s'est promenée dans les magasins de lingerie ces derniers temps aura sans doute remarqué ce nouveau phénomène de mode : la culotte gainante.
Forte de quelques petites rondeurs abdominales durement gagnées grâce à l'hiver et son lot de sucreries pour faire face au froid, j'ai dernièrement été choquée lorsque je découvrais une photo de moi, légèrement avachie sur le canapé (ça ne pardonne pas).
"Haaaaaaaan, je suis obèèèèèèèèse" me suis-je exclamée en voyant la photo.
"Je ne voulais pas te le dire, me répond Chéri très sérieusement, mais tu fais très obèse Américaine. Peut être que tu devrais envisager un anneau gastrique"
Hu hu hu. Trop drôle. Il fera moins le malin quand il va bouffer des courgettes bouillies pendant 4 jours d'affilée, c'est moi qui te le dit.
Toujours est-il que lorsque mon embonpoint et moi avons fait les magasins cette semaine, nous sommes tombés sur la culotte gainante de chez Etam qui promet : au niveau 1, une silhouette sculptée ; au niveau 2, une silhouette affinée ; et au niveau 3, une sihouette remodelée.
Il y a même un modèle qui s'appelle SENSUAL. Hum. Y'a pas à dire, ils savent vendre le produit chez Etam. Parce qu'en vrai, il y a que Natalia Vodianova qui est sensual dedans.
Si l'idée de mettre 25€ dans une culotte qui me ferait un corps de bombasse m'a plu, celle de mettre cette somme dans la culotte la plus moche de toute l'histoire des culottes, un peu moins.
Aussi, quand j'ai vu la même chose chez H&M pour 9€, j'ai dit banquo.
De retour à la maison, j'essaie la chose et là, alors que je m'attendais à ne plus pouvoir respirer, surprise : La culotte est ARCHI CONFORTABLE.
Et Surprise n°2 : Mais où est mon ventre, je ne le vois plus ! Et mes hanches ! Sans vouloir me vanter, je crois que ça me donne des petits airs de Monica Bellucci en blonde (Sans vouloir me vanter bien sûr)
Monde des bombes atomiques, here I am.
J'aime ma culotte d'amour et je suis même allée en acheter un deuxième exemplaire histoire de varier, non parce que bon, la même culotte tous les jours, c'est moyen.
Bombasse ok, mais pas souillon.
Bref, j'étais bien contente. Et surtout bien décidé à planquer cette culotte aux yeux de mon cher et tendre jusqu'à la fin de mes jours.
J'ai même acheté un filet pour mettre ma lingerie dans la machine et le sèche linge histoire que l'éléctricité statique ne la colle pas à son jeans ou aux pull-overs de ses enfants (on apprend de ses erreurs)
Hélas, trois fois hélas ... C'était sans compter sur sa fréquente manie (fort agréable au demeurant) de passer sa main sous mes vêtements jusqu'à ma peau pour me caresser le dos.
Quelle ne fût pas sa surprise quand il a compris que, pour toucher de la peau, il lui faudrait remonter jusqu'au milieu du dos.
Je ne l'ai jamais vu ouvrir les yeux si grands et un petit sifflement admiratif (ou peut être était-ce moqueur) est sorti de sa bouche. Le tout s'est bien sûr fini dans un grand fou rire.
On a tellement ri que j'ai peut être un peu musclé mes abdos.
Finalement, c'est bien aussi de tout partager.
Et toi, un coup de coeur mode ces derniers temps ?



















